POLITIQUE - Pour 2012, l'ex-premier secrétaire souhaite une candidature plus «lucide» que celle de Royal. Et n'écarte pas d'être ce choix...
Aurait-il apprécié une sortie pareille lorsqu’il était à la tête du Parti socialiste ? Dimanche, sur France2, François Hollande n’a pas été tendre avec ses camarades. «Il manque un leader naturel sans doute -mais ça se fabrique, ça se forge, ça se démontre -, il manque une unité» car «comment rassembler les Français si nous-mêmes ne sommes pas unis, fédérés?»
Pour l’ancien n°1 du PS, l'opposition doit avoir «une pensée, une crédibilité». «A un moment, il ne s'agit pas d'être dans le rejet de Nicolas Sarkozy, mais de dire: “qui à la place et pour faire quoi”», a-t-il poursuivi. «C'est ce travail-là qu'il faut engager, que je mène avec d'autres», a-t-il enchaîné.
Candidat en 2012?
Selon François Hollande, le PS serait en difficulté, «si dans deux ans, il n'y (avait) pas autour d'une personnalité -sûrement- mais autour du parti socialiste la pensée qui correspond le mieux» à la situation économique et sociale.
Est-il candidat à la présidentielle de 2012? «Aujourd'hui je ne suis pas candidat à être président de la République. Ça viendra... on verra... selon les circonstances.» Hollande a en revanche affirmé être «candidat à préparer ce projet collectif», en appelant les socialistes à «s'y mettre tous».
Royal, un choix peu «lucide»
S'agissant du mode de désignation du candidat du PS à la présidentielle, Hollande a marqué de nouveau son hostilité à une
primaire ouverte à tous. Pour lui, ce sont «les adhérents et les sympathisants, s'il est possible de les associer» qui doivent désigner le candidat du parti. «Là, il aura sans doute un choix qui devra être plus lucide» que pour la présidentielle de 2007. Ségolène Royal, non citée, appréciera.
Avec agence