POLITIQUE - La première secrétaire du PS veut faire rimer les mots égalité et liberté...
Après
celui de Ségolène Royal en septembre 2008, dont on se
souvient encore, c’était le grand raout de Martine Aubry, dimanche au Zénith. La première secrétaire du PS assuré que les Français ne se «résigneront pas» à la restriction des libertés et a appelé à faire «rimer égalité et liberté».
«Nous n'acceptons pas la mise sous coupe de la justice, la restriction de l'indépendance de la presse, le fichage des Français, le dur traitement des plus faibles. L'heure n'est pas à la résignation», a déclaré la maire de Lille devant quelque 1.500 personnes, alors que le PS espérait une participation plus importante à son «Printemps des libertés».
Mais Martine Aubry fait de ce que certains estimeraient être une faiblesse un bon point: «On nous dit vous n'êtes pas très nombreux, 1.500 ou un peu plus» mais «ce n'est pas si mal pour un parti qui a le courage de parler des libertés avant qu'il ne soit trop tard». «Faire rimer égalité et liberté, c'est cela notre combat», a-t-elle lancé.
Une histoire de main gauche et de main droite
La patronne du PS a dénoncé «le traitement répressif de la précarité»: «Nicolas Sarkozy ne donne pas de la main gauche» mais «utilise sa main droite qui limite les libertés».
Elle a réfuté l'argument de ceux qui estiment que dans ce contexte de crise sociale, la liberté ne serait «pas le sujet». «Le PS est aujourd'hui dans les manifestations et parle des libertés, deux sujets intimement liés», a-t-elle insisté.
Défense livresque
Alors que le
député socialiste Manuel Valls avait accusé d'«anti-sarkozysme obsessionnel» la campagne du PS et le livre «La France en libertés surveillées» où le parti dresse un état des lieux des «atteintes aux libertés publiques», Mme Aubry a affirmé: «Nous avons fait un livre qui n'est pas un pamphlet, mais dit de manière plate la réalité: il vaut mieux agir avant qu'il ne soit trop tard».
AA avec agence