POLITIQUE - Toute la semaine, les militants vont voter pour désigner leurs chefs de file pour 2010...
Pour la première fois, les 270.000 adhérents de l'UMP sont appelés à désigner par vote électronique, de lundi à dimanche, leurs chefs de file pour la bataille des régionales. Un seul duel vedette polarise pour l'instant toutes les attentions: celui qui
oppose en Ile-de-France les deux ministres Valérie Pécresse (Enseignement Supérieur) et Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement).
L'UMP a ouvert très tôt le chantier des régionales prévues en mars 2010, dans l'espoir d'effacer sa cuisante défaite de 2004 qui ne lui a laissé que l'Alsace et la Corse sur les 22 régions métropolitaines. Les «challengers ont intérêt à faire une campagne longue pour se faire connaître sur le terrain», fait valoir la secrétaire générale adjointe de l'UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, chargée de piloter ces primaires.
Dans le grand duel d'Ile-de-France, un sondage du «Journal du Dimanche»
donnait dimanche Valérie Pecresse grande gagnante de la bataille. A la question: «Parmi ces deux personnalités, quelle est celle qui a le plus d'atouts pour l'emporter aux prochaines régionales face à la gauche?», les Franciliens répondent Pécresse à 64 %, les sympathisants socialistes Karoutchi à 52 % et les sympathisants UMP Pécresse à 75 %.
L'UMP parie sur les ministres
Outre-mer, les chefs de file seront désignés «ultérieurement», faute des parrainages requis pour participer à cette primaire ou en raison de «dysfonctionnements», selon l'UMP. En métropole, Corse et Alsace, présidées par les UMP Camille de Rocca Serra et Adrien Zeller, ne sont pas concernées par ces primaires.
Faute de candidats ayant obtenu les parrainages nécessaires, la désignation est reportée en Auvergne et PACA. L'UMP mise sur les ministres pour mener la bataille régionale puisqu'au moins quatre sont en lice, alors que d'autres pourraient émerger plus tard, notamment le ministre du travail, Brice Hortefeux, en Auvergne.
Darcos et Bachelot
Restés seuls en lice avec les parrainages requis dans leurs régions, Xavier Darcos, ministre de l'Education et Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, sont quasi assurés de leur investiture par un vote des militants, respectivement en Aquitaine et dans en Pays de la Loire. Les secrétaires d'Etat Bruno Le Maire (Affaires européennes) et Alain Joyandet (Coopération et Francophonie), également seuls en lice devraient obtenir sans difficulté leur ticket en Haute-Normandie et Franche-Comté.
Trois candidats du parti radical valoisien (associé à l'UMP) se soumettent à cette primaire face à des UMP, dans les régions Centre, Midi-Pyrénées et en Lorraine. Dans le Centre, Serge Lepeltier, est opposé au secrétaire d'Etat Hervé Novelli, en Midi-Pyrénées Gérard Trémège à Brigitte Barèges et en Lorraine le député valoisien Laurent Hénart, seul en lice, est assuré de son investiture.
Avec agence