PARTI SOCIALISTE - «La réconciliation a été actée», selon François Rebsamen, proche de l'ex-candidate à la présidentielle...
Après trois mois de tergiversations, Martine Aubry s'est finalement décidée à faire le premier pas vers les partisans de Ségolène Royal afin d'enterrer la hache de guerre.
Le Premier secrétaire du Parti socialiste a rencontré ce mercredi matin les royalistes et les deux parties ont convenu d'une entrée dans la direction des partisans de l'ex-candidate à la présidentielle à des postes qui restent à déterminer.
Cette rencontre au siège du PS intervient après des demandes répétées des proches de la présidente de la région Poitou-Charentes (29% au Congrès de Reims) pour entrer dans la direction du parti.
«La réconciliation a été actée»
«Il y a une volonté partagée de rassemblement qui doit se concrétiser dès la semaine prochaine par la présentation par Martine Aubry d'une direction élargie», a indiqué François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon et proche de Ségolène Royal, pour qui «la réconciliation a été actée». «Maintenant on va ajuster», précise-t-il.
L'entourage de Martine Aubry précise qu'elle n'entend «pas refaire la direction du PS» mais «il y a un certain nombre de postes qui ne sont pas encore attribués». Il s'agit de «profiter des réserves de postes» pour «montrer cette volonté de travailler ensemble».
Trouver un consensus sur les postes à pourvoir
Selon cette source, parmi cette «demi-douzaine» de postes figurent notamment les secrétariats nationaux «aux questions familiales» ou aux «questions de société».
François Rebsamen a, lui, évoqué une «dizaine» de postes, réclamant notamment un «partage sur les postes régaliens», fédérations, élections, communication... de même que la rénovation du Parti.
Pour ces postes, les royalistes vont donner leurs propositions, l'idée étant d'arriver à un consensus, selon l'entourage de Martine Aubry.
Quant à une responsabilité confiée à Ségolène Royal elle-même, «il n'y a pas de fermeture», précise-t-on dans l'entourage de Martine Aubry. Il faut «voir en fonction de l'actualité» pour «lui confier une mission en fonction des événements».
Plus de responsabilités pour les Européennes
En revanche, Martine Aubry veut «associer directement à la campagne des Européennes» les royalistes, et leur confier «un des deux porte-parolats».
A cette réunion, participaient du côté de Martine Aubry les eurodéputés Benoît Hamon et Harlem Désir, les députés Jean-Christophe Cambadélis, Arnaud Montebourg, François Lamy, Claude Bartolone et Daniel Vaillant participaient à cette réunion du côté de Martine Aubry.
Côté royaliste, outre François Rebsamen, étaient présents les grands élus Jean-Noël Guérini et Gérard Collomb, l'eurodéputé Vincent Peillon, les députés Manuel Valls et Delphine Batho, ainsi que le sénateur David Assouline.
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