Le «Nouvel Observateur» à paraître jeudi publie les bonnes feuilles de cet opus dans lequel elle ne mâche pas ses mots, y compris à l'égard de Nicolas Sarkozy. Extraits :

- Nicolas Sarkozy: «Quand il m'a reçue à l'Elysée, peu après la défaite, pour parler de l'Europe, je l'ai trouvé assez médiocre dans le comportement. Il n'y avait pas de hauteur, d'allure, d'élan, de fair-play. (...) Il était là, les bras ballants, à m'offrir des chocolats, à essayer de me faire parler de ma séparation d'avec François Hollande, à dauber sur des journalistes, à exhiber sa montre et à me dire qu'il était là mais qu'il aurait pu être ailleurs "à faire du fric". (...) Sa force vitale est impressionnante mais c'est vraiment un m'as-tu-vu. (...) Un petit gamin heureux d'être au milieu de ses nouveaux jouets, vous savez, le môme qui a gagné le pompon sur le manège. Avec sa petite étoile de shérif et son pistolet en plastique, son déguisement de cowboy. Il est monté sur le plus grand cheval et il a décroché le pompon.»

- Martine Aubry: «Elle me regarde toujours comme quand j'étais sa sous-ministre. Elle le pense vraiment. Il y a eu une primaire, une campagne présidentielle, un score plus qu'honorable et je suis sa sous-ministre. Elle ne me regardera jamais autrement.» Dans le gouvernement Jospin, Ségolène Royal avait été ministre déléguée à la Famille, relevant du ministère des Affaires sociales dirigé par Martine Aubry.

- Lionel Jospin: «Il a été un très grand Premier ministre, il est très bon sur beaucoup de dossiers mais devient irrationnel sur le parti. Il mute et perd toute sa grandeur.»

- Jack Lang: «Je ne supporte pas les manipulateurs et les geignards... Le summum, c'est Jack Lang qui a instauré le harcèlement en stratégie de conquête. Dix, vingt, trente coups de fil, matin, midi et soir. On finit toujours par céder. Très efficace mais totalement insupportable.»

- Laurent Fabius: «Brillant», «probablement l'un des plus cultivés. Et il reste là, enfermé, caché maladroitement derrière Martine pour le congrès, et on se demande bien ce qu'il peut encore espérer.»