POLITIQUE - Martine Aubry l'a annoncé ce lundi lors de ses voeux à la presse...
La première secrétaire du PS, «après en avoir longuement discuté avec le président du groupe socialiste [Jean-Marc Ayrault] et les principaux dirigeants», a annoncé que son parti déposerait une
motion de censure contre la politique du gouvernement.
Son constat: «rien n’est fait dans ce pays pour changer la donne». Il s’agira de la deuxième motion défendue par l’opposition contre le gouvernement Fillon. La première remonte au 8 avril 2008. Elle portait sur le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan et la «rupture atlantiste» de Nicolas Sarkozy. Ce texte s'il est adopté par la majorité des parlementaires, renverse le gouvernement. La droite étant majoritaire, la motion n'a aucune chance d'être adoptée.
Le texte sera déposé à la fin de la semaine, pour qu’il puisse être débattu «la semaine prochaine». Pour le moment, les contours de la motion sont encore flous. C’était à coup sûr la principale information des voeux à la presse de Martine Aubry, qui est tout de même revenu sur quelques sujets d’importance pour le PS. L’un d’entre eux est la démission d’
André Vallini, secrétaire national à la Justice.
Le député de l'Isère avait mis en avant des raisons «strictement personnelles». Certains socialistes avaient
insinué qu’il avait mal vécu d’être recadré par Martine Aubry à propos d’une tribune qu’il avait publiée dans Le Monde sans lui en parler. «André Vallini est un esprit libre. Il lui est difficile de ne pas pouvoir exprimer ce qu’il pense à tout moment», explique Martine Aubry, qui n’a pas botté en touche. Elle assume son «autorité» mais récuse tout «autoritarisme». Même vis-à-vis des «quelques réfractaires» parmi les partisans de Ségolène Royal: «Laissons-leur le temps», lance la maire de Lille.
Emile Josselin