Du bout des lèvres. Après six jours de silence, Martine Aubry a évoqué «l’affaire Julien Dray» dans un communiqué publié mercredi.
La première secrétaire du PS fait un tir groupé contre «les atteintes aux libertés publiques», les «dysfonctionnements de la justice» ou encore la grâce présidentielle pour le préfet Marchiani.
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«Au même moment, on ne compte plus les atteintes à la présomption d'innocence et au secret de l'instruction comme cela a été le cas pour les mis en examen de Tarnac et aujourd'hui pour Julien Dray, ou les atteintes à la liberté de la presse avec l'interpellation inouïe de Vittorio de Filippis, l'ancien directeur de publication du journal Libération», écrit Martine Aubry. Pour elle, «ces pratiques sont indignes de la France».
La maire de Lille en appelle, «au nom du parti socialiste, au président de la République, garant de l'indépendance de la justice, pour rétablir le strict respect des droits et libertés dans notre pays».
Quelques voix s'étaient élevées au sein du PS pour s'étonner du silence de la direction depuis la mise en cause de Julien Dray rendue publique vendredi après des perquisitions de son domicile et de son bureau à l'Assemblée nationale. Mais c’est l’UMP qui avait été la plus vigoureuse, dénonçant lundi le «déchaînement» contre Julien Dray.