POLITIQUE - Son domicile et son bureau ont été perquisitionnés vendredi dans le cadre d'une enquête pour abus de confiance...
Julien Dray, soupçonné d'abus de confiance, déclare lundi au «Parisien» qu'«il n'est pas question de démissionner de (ses) responsabilités» au Parti Socialiste. «
Je vais me mettre un peu en retrait et ne plus siéger pendant un certain temps au bureau national», affirme-t-il. «Mais il est pour l'instant exclu que j'abandonne mes fonctions», ajoute le député de l'Essonne.
Dray, lâché par Aubry…
Julien Dray déplore par ailleurs que
Martine Aubry, première secrétaire du PS, ne lui ait pas apporté son soutien: «Le PS a été exemplaire tous courants confondus, mis à part quelques noms... Le devoir d'un premier secrétaire, dans ces moments-là, c'est au moins d'essayer de prendre contact», déclare-t-il.
Il affirme en revanche avoir reçu le soutien, notamment, de l'ex-premier secrétaire du PS François Hollande et de la présidente de Poitou-Charentes Ségolène Royal.
Le parquet a ouvert une enquête le 10 décembre pour abus de confiance à la suite d'un signalement de Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, portant sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes de l'association les Parrains de SOS Racisme et de l'organisation lycéenne Fidl depuis janvier 2006.
MD avec agence