PARTI SOCIALISTE - La faute à Martine Aubry, selon Vincent Peillon...
Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal, a estimé vendredi que «les conditions d'un rassemblement» n'étaient pas réunies pour permettre la participation de Ségolène Royal à la nouvelle direction du PS. «La responsabilité en incombe à Martine Aubry», a affirmé l'eurodéputé, alors que le conseil national pour entériner la nouvelle direction se tient samedi.
Délai trop court
La raison? Aubry n'a soumis son texte d'orientation aux partisans de Royal que vendredi matin. Auparavant, elle avait négocié ce texte avec les partisans de Hamon et Delanoë. «Ce n'est pas le texte lui-même qui pose problème, c'est plutôt la méthode», «les conditions extrêmement tardives» dans lesquelles le texte a été communiqué, a déclaré Vincent Peillon. Il a évoqué un délai trop court, «nous laissant dans l'incapacité de réunir nos amis et d'en parler».
Boycott
Selon lui, les partisans de Royal boycotteront le conseil national de samedi: «nous ne participerons pas à ce vote». Il juge quand même sévèrement le texte proposé, y voyant «un mélange et résumé des motions», «sans aucune innovation idéologique». Il lui reproche de faire d'une éventuelle alliance avec le MoDem «une question centrale».
Sur la répartition des postes, Vincent Peillon a indiqué que la proposition de Ségolène Royal de prendre la direction de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNSER) avait été rejetée par Martine Aubry.. Quant à la proposition d'un poste de numéro 2 pour Vincent Peillon, elle est restée sans réponse, a-t-il dit.
En conséquence, aucun membre de l'équipe Royal ne devrait participer au secrétariat national. Vincent Peillon a cependant assuré que l'équipe Royal n'entendait pas faire «de difficultés» à la nouvelle Première secrétaire.