REVUE DE PRESSE - Les avis des éditorialistes sont partagés sur la légitimité des deux premières dames du parti socialiste...
Les éditorialistes s'accordent à estimer que
la victoire de Martine Aubry pour le poste de Première Secrétaire du PS est une victoire à La Pyrrhus, par contre les avis sont partagés sur la légitimité des deux premières dames du parti socialistes.
Dans
«Libération», Didier Pourquery estime que «la comparaison avec Pyrrhus reste pertinente sur le moyen terme» et se demande ce «qu'a gagné au juste la coalition qui a porté Martine Aubry à la tête du PS», estimant qu'elle a surtout «mené à bien son opération anti-Ségolène» et que «le parti reste divisé et court le risque de rejouer l'interminable duel Mitterrand-Rocard».
La légitimité de Royal «vaut bien celle de la gagnante»
De son côté, Paul-Henri du Limbert du
«Figaro» pense qu'«on peut compter sur Ségolène Royal pour rappeler chaque jour à Martine Aubry et aux “éléphants” qu'elle représente un militant sur deux». Et d'ajouter que le PS se retrouve «avec une première secrétaire, mais avec deux candidates».
Pour Daniel Ruiz de
«La Montagne», «les légitimistes vont passer chez Martine Aubry», alors que dans
«L'Alsace», Patrick Fluckiger croit que Ségolène Royal «a réduit à néant les espoirs d'un front anti-Royal majoritaire» et juge qu'«à 102 voix de différence, sa légitimité vaut bien celle de la “gagnante”. Ce qu'Yves Harté traduit dans
«Sud Ouest» par une Martine Aubry «gardienne d’une moitié du temple».
Certains, comme Philippe Palat du
«Midi Libre», jugent qu'«Aubry a gagné... mais Royal n’a pas perdu!» et croient connaître la distribution des rôles: à Martine Aubry «le difficile devoir du rassemblement» quand «Ségolène Royal continuera à faire cavalier seul».
Un duo pince-mi et pince-moi
Ce que ne dément pas
«La Nouvelle République du Centre-ouest» sous la plume d'Hervé Cannet qui donne en partage «à Ségolène Royal, ses ambitions présidentielles, son impact exceptionnel sur la base et ses apparitions médiatiques» et à «Martine Aubry, la gestion de lendemains qui ne chantent pas».
Enfin dans
«L'Indépendant du Midi», Bernard Revel décrit un duo pince-mi et pince-moi comme dans la comptine et note que «Martine Aubry et Ségolène Royal sont pour l'heure dans le même bateau» mais qu'«elles ont tout intérêt à s'entendre pour naviguer si elles ne veulent pas être distancées par les bateaux UMP et Modem». «L'une des deux tombera fatalement à l'eau» conclut-il sans faire de pronostic.
Avec agence