Les résultats du vote des militants du PS, le 20 novembre 2008, pour l'élection du Premier secrétaire
Les résultats du vote des militants du PS, le 20 novembre 2008, pour l'élection du Premier secrétaire - Idé

Le vote des militants de jeudi n'a pas départagé les prétendants. Elles sont encore deux à briguer le poste de Premier secrétaire. Retour aux urnes, donc, ce vendredi pour départager Martine Aubry et Ségolène Royal. Retrouvez toutes les dernières infos, insolites ou essentielles, de la journée.

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17h: le vote est ouvert
On passe donc au live de la soirée électorale ici.

Pour Emmanuelli, Royal c'est le retour «de la SFIO d'avant 1971»
Soutien de Benoît Hamon, l'ancien ministre Henri Emmanuelli a appelé les militants socialistes à voter pour Martine Aubry. «Il ne faut pas se tromper», écrit-il dans un communiqué. «C'est l'affrontement de deux stratégies et de deux lignes politiques». Et selon lui «Etre ambiguë avec les alliances au centre droit, ce serait refermer l'existence du PS d'Epinay pour revenir à la SFIO d'avant 1971», moribonde, et qui avit fini à 5% à l'élection présidentielle de 1969.

Quand Guérini invite un «petit jeune» à rayer son nom de la liste pour le Conseil national
Lors du congrès de Reims, les négociations ont été âpres pour figurer au conseil national, le «parlement» du PS. Selon un des participants, du côté de chez Royal, le tout-puissant président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini a su manier l'ironie mordante envers ceux qui voulaient à tout prix leur place sur la liste: «tu veux ta place? Tiens, vas-y, raye mon nom de la liste», s'est-il exclamé, avec toutes les apparences de la sincérité, envers un impatient, crayon tendu à l'appui.

«Vas-y, raye, raye mon nom, je te donne mon stylo. Je dirai à Ségolène: on a fait monter un petit jeune, mes 4.000 cartes, c'est pas grave. Raye, raye mon nom!», a-t-il encouragé avec sa faconde habituelle. Evidemment, le «petit jeune» en question s'est bien abstenu de prendre la consigne au pied de la lettre...


Ségolène Royal se dit la garantie du changement

Elle s'est exprimée ce matin à Poitiers. Elle dit partager «le sentiment de nombreux militants, éprouvés et parfois inquiet par cette si longue campagne qui n'a pas toujours donné une bonne image de notre parti». Elle se félicite de ses «10.000 voix d'avance». Elle évoque une «dynamique du rassemblement, de la transformation et de l'espérance» et a brocardé les «combines», qui ont échoué.


Bertrand Delanoë juge Martine Aubry plus
«crédible et compétente»
Sur la question sociale, le maire de Paris Bertrand Delanoë estime Martine Aubry plus «crédible et compétente» que Ségolène Royal. «Elle a une culture politique plus collective, elle aime plus travailler en équipe», a-t-il ajouté. Selon lui, la maire de Lille «aura plus facilement une majorité politique et ce sera important pour la solidarité du parti pendant trois ans». A l'inverse, «Ségolène a du caractère, des qualités, mais elle personnaliserait trop les choses si elle gagnait, et elle tendrait un petit peu les rapports» au sein du parti, a-t-il conclu dans un message adressé à ses partisans:


L'analyse tactique de George Frêche
Le président DVG de la région Languedoc-Roussillon estime que Martine Aubry a deux chances sur trois de l'emporter face à Ségolène Royal pour la direction du PS, mais que cela constitue une «chance» pour la présidente de la région Poitou-Charente. «Parce que si elle perd, analyse-t-il, elle va perdre à 48% et elle va rester tapie pendant deux ans hors des coups et des flèches pour préparer l'avenir. Et les autres, qui ont cinq présidentiables dans leurs rangs, se battront comme des chiens pendant deux ans».

Ségolène Royal, «la garantie du changement»
La candidate et a promis de s'ouvrir aux équipes de ses concurrents, si les militants la placent en tête du second tour avec une «légitimité» forte. Elle analyse le score de Benoît Hamon comme une volonté de changement. «Je voudrais vous dire que nous sommes la garantie de ce changement, de cet ancrage à gauche, mais aussi de l'ouverture sur toutes les idées neuves», a-t-elle conclu.

Michel Sapin laisse les militants choisir
Le député de l'Indre prédit un résultat «particulièrement serré», refusant comme au premier tour de donner une consigne de vote. «Les militants choisiront, laissons-les faire le plus sereinement possible ce travail difficile», a déclaré dans un communiqué M. Sapin, qui avait soutenu la motion de Bertrand Delanoë.

Aubry: «Cette fois, c'est sûr, le renouvellement aura lieu au PS»
C'est ce qu'a affirmé Martine Aubry sur «France-Info», faisant référence au fait que, pour la première fois, le Premier secrétaire «sera une femme». Elle s'est d'ailleurs engagée à «la mixité» en cas de victoire, et à faire place à «la nouvelle génération» avec Benoît Hamon. Concernant l'alliance avec le MoDem, son principal point de désaccord avec Ségolène Royal, la maire de Lille a rappelé que, si elle avait utilisé cette tactique aux municipales, c'est en suivant les règles du parti. «Nous ne sommes pas allés vers eux, ils sont venus vers la gauche», a-t-elle ajouté.

Martine Aubry n'est pas mauvaise joueuse
Jean-Christophe Cambadélis annonce dans un communiqué que la maire de Lille «ne conteste pas les résultats annoncés hier comme on le déclare faussement la rue de Solférino».

Pour Jack Lang aussi, ce sera Aubry

L'ancien ministre estime que Martine Aubry est «bien placée» pour être élue Premier secrétaire du PS puisque «la quasi-totalité des électeurs de Benoît Hamon» voteront pour elle au 2e tour. Il prévient que si «Ségolène Royal devait l'emporter, aussitôt elle transformerait le Parti socialiste en une machine présidentielle».

Benoît Hamon parie sur Aubry
Le troisième larron a appelé à voter pour la maire de Lille au 2è tour. Il estime qu'«arithmétiquement» celle-ci devrait l'emporter face à Ségolène Royal mais que «le scrutin s'annonce serré». Restant prudent, il ne «crie pas victoire avant».
François Hollande appelle au rassemblement
Le Premier secrétaire sortant du parti socialiste, appelle les socialistes à se rassembler «derrière celle qui sera élue» et «quel que soit son nom». Il a cependant regretté l'absence de majorité lors du congrès de Reims dont il a «déploré la situation et les conséquences».

Vincent Peillon confiant pour Ségolène Royal
Le principal lieutenant de Ségolène Royal, se dit convaincu d'une dynamique qui ira «jusqu'au bout» et permettra à Ségolène Royal d'être élue à la tête du PS. Faisant fi des ralliements et de l'arithmétique, il reste certain de remporter une «victoire non pas contre Martine Aubry mais pour le Parti socialiste».


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