PS - A la veille du scrutin décisif, interview du candidat au poste de premier secrétaire...
A la veille du scrutin décisif, le candidat au poste de premier secrétaire a répondu à «20 Minutes».
N'allez-vous pas être victime du vote utile en faveur d'Aubry?
Le vote utile, c'est quoi? Le vote utile jusqu'à présent, profite toujours aux mêmes. Ma candidature n'est pas une candidature d'empêchement, je ne suis pas dans un front anti-Royal. J'assume ma candidature depuis le début, je n'avance pas masqué, je ne suis pas dans la combinaison.
Royal, Aubry et vous, vous vous targuez tous de l'ancrage à gauche et du renouvellement. Qui croire?
Le seul crédible, c'est-à-dire moi. J'incarne physiquement le renouvellement et politiquement l'ancrage à gauche. Soyons sérieux, Manuel Valls, Vincent Peillon, Jean-Noël Guérini et Gérard Collomb, soutiennent Ségolène Royal et tous réclament une alliance avec le centre. Chez Martine Aubry, les amis de DSK ne sont pas vraiment les plus marqués à gauche.
Si Ségolène Royal l'emporte, quittez-vous le PS?
Absolument pas. Il faut arrêter avec le fantasme de scission ou d'éclatement du PS. Stop à la dramatisation comme à la victimisation. Moi, j'ai choisi de parler aux cerveaux plutôt qu'aux émotions.
Craignez-vous des manipulations dans certaines fédérations ce jeudi soir?
Je serai hyper vigilant sur les conditions de vote. Je ne laisserai pas ce scrutin être entaché par des irrégularités massives.
Vous pensez aux Bouches-du-Rhône ou à l'Hérault, fédérations pro-Royal?
Vous savez, c'est un vice partagé par beaucoup.
Votre pronostic pour jeudi?
La parité au second tour. Une énarque* contre un Breton. Un homme et une femme, chabadabada!
* Aubry et Royal sont toutes les deux énarques, Hamon est licencié d'Histoire.
Recueilli par Bastien Bonnefous