JOURNAL DU PS - Retrouvez toutes les infos essentielles ou insolites avant le vote de jeudi...
Le Congrès de Reims est passé, mais la course à la tête du PS se poursuit jusqu'à jeudi, date du vote des militants. Trois candidats restent en lice: Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon. Retrouvez toutes les dernières infos, insolites ou essentielles, de ce combat de chefs...
Le bon, la brute et Lebranchu
Invitée du
Nouvelobs.com, la députée du Finistère et ancienne garde des Sceaux, qui soutient Aubry, a estimé que tous les socialistes étaient «responsables» de l'échec du congrès de Reims, et qu'il n´y avait «pas de victimes et de méchants». Plutôt qu'un échec, elle préfère voir des lignes politiques qui se sont affrontées «démocratiquement». Et tant mieux si cela brise une trop longue «unité de façade» qui a plongé le PS dans la «maladie», selon elle.
C'est Christophe Barbier qui le dit
Sur le site de «L'Express»: «Ségolène Royal a décidé, si elle est élue Premier secrétaire du PS en fin de semaine, de vendre les locaux du parti, rue de Solférino. Seules conditions à remplir pour le futur siège socialiste: être dans un quartier plus populaire et relié à l'Assemblée par une ligne de métro directe.» Et voilà. Si vous vouliez savoir pourquoi Ségolène a tant d'ennemis au parti en ce moment, vous êtes fixés.
L'homme du jour au PS? Georges Frêche pardi!
Même quand il ne dit rien, Georges Frêche fait parler. Ségolène Royal a estimé ce mardi matin qu'il y avait eu «beaucoup d'injustice» contre celui qui a été exclu du PS en février 2007 après avoir traité deux harkis de «sous-hommes» et s'être étonné que l'équipe de France de football compte «neuf blacks sur onze». Une gentille pensée alors que la fédération de l'Hérault, où Frêche est encore très influent, a voté majoritairement (53,6% des voix) pour la motion de l'ex-candidate à la présidentielle au congrès de Reims. Harlem Désir, proche de Bertrand Delanoë a fustigé cette «obstination de Ségolène Royal à défendre» le président du conseil régional du Languedoc-Roussillon.
Martine Aubry ne se fait pas de bile
La maire de Lille a déclaré ce mardi qu'elle n'avait «pas d'inquiétude» sur l'issue du scrutin de jeudi. Interrogée sur Europe 1, Martine Aubry (dont la motion a recueilli 24,32% des suffrages pour le congrès de Reims) a déclaré: «Je n'ai pas d'inquiétude parce que ce sont les militants qui vont choisir, eux ils n'ont jamais oublié la gauche, ils n'ont jamais changé d'avis.» Royal appréciera.
Henri Emmanuelli veut «une nouvelle tête» (celle de Hamon)
Le député des Landes, qui soutient Benoît Hamon, a milité ce mardi pour «une nouvelle tête au Parti socialiste», alors que les militants doivent voter jeudi pour désigner le nouveau premier secrétaire du PS. «Je conjure les militantes et les militants socialistes de mettre un terme à toutes ces affaires de personnes, et que l'on fasse émerger une nouvelle tête au Parti socialiste», a-t-il déclaré.
Aurélie Filippetti calme le jeu
La députée PS, proche de Ségolène Royal, a estimé ce mardi qu'il n'y avait «pas de risque d'implosion» du Parti socialiste. «Ce n'est pas le problème. La question, c'est comment on choisit un leader», a-t-elle déclaré. «On est confiant parce qu'on fait confiance aux militants du Parti socialiste et nous, on a toujours dit qu'on voulait travailler à l'unité du PS. Donc, ce n'est sûrement pas un risque d'implosion de notre part», a ajouté la porte-parole du groupe PS, en affirmant qu'elle «ne redoutait pas un départ des militants».
Benoît Hamon est inquiet
Le troisième candidat en lice pour la tête du PS est «inquiet (...) J'ai l'impression qu'on a désormais plus de colère entre socialistes que contre la droite. Ça m'inquiète, je trouve que ça dégénère», a-t-il déclaré sur France 2. «Je ne suis pas très confiant dans ce que sera l'avenir du parti si cet esprit de revanche (...) continue à irriguer ce congrès», a poursuivi l'eurodéputé évoquant l'affrontement entre Ségolène Royal et «les éléphants» du PS. «On n'en peut plus», «ces querelles durent depuis trop longtemps maintenant, moi je veux jeter des ponts entre les socialistes et le reste de la gauche», a-t-il affirmé.
Le groupe PS à l'Assemblée est open
Comme François Hollande, Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, a déclaré ce mardi que le groupe PS «travaillerait avec le premier secrétaire» qui sera élu jeudi ou vendredi par les militants, «quel que soit son nom».
Le Conseil national du PS reporté
Alors qu'il devait avoir lieu samedi 22 novembre, après le vote des militants pour la désignation du premier secrétaire, le Conseil nationale du PS est repoussé d'une semaine au samedi 29 novembre, a annoncé ce mardi le PS. Les équipes des trois candidats --Ségolène Royal, Benoît Hamon et Martine Aubry-- ont convenu d'un commun accord qu'il était difficile de convoquer dans un délai aussi court le Conseil national
au lendemain d'un probable deuxième tour, selon le service de presse.
Jean-Marie Le Guen se range derrière Martine Aubry
Le député de Paris, qui n'avait pris position pour personne dans les débats du Congrès de Reims, a appelé ce mardi «à voter pour Martine Aubry» car il serait «dangereux de précipiter le PS sur la voie de la présidentialisation». Selon le député strauss-kahnien, la maire de Lille est «la plus à même de remettre collectivement le PS au travail, d’élaborer un projet de gouvernement alternatif à Nicolas Sarkozy et de permettre au Parti socialiste d’incarner l’espoir que les Français mettent en lui».
Pour Bayrou, le PS «n'arrive pas à sortir une idée»
François Bayrou, président du Mouvement Démocrate (MoDem), a affirmé ce mardi que le Parti socialiste «n'arrivait pas à sortir une idée» nouvelle et souffrait d'une «incohérence de ligne». L'ex-candidat à la présidentielle a réitéré son appel au rassemblement. «Si le PS s'obstine à dire “nous ne parlons qu'avec des gens qui pensent comme nous (...), si par exemple lors d'un deuxième tour qui opposerait Nicolas Sarkozy à moi, le PS disait “on ne participe pas”, ça voudrait dire qu'ils choisissent de maintenir au pouvoir Nicolas Sarkozy», a-t-il dit.
Delanoë réplique à Royal
Le maire de Paris, rallié lundi à Martine Aubry, a répliqué mardi à Ségolène Royal qu'«avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût pour soi-même». La candidate avait critiqué la consigne de vote de Bertrand Delanoë et les dirigeants du PS qui «disent quelque chose et font le contraire». Le maire de Paris avait en effet indiqué à Reims qu'il ne donnerait pas de consigne. «Bien loin de toute rancoeur ou de tout règlement de comptes, c'est mon devoir de m'engager pour celle que je crois juste et que porte Martine Aubry», conclut-il.
Jack Lang soutient Aubry lui aussi
Le député du Pas-de-Calais a appelé ce mardi les militants à «faire bloc» autour de la maire de Lille dès le premier tour de l'élection du premier secrétaire du PS, pour empêcher «les dérives à l'américaine» du parti qu'entraînerait, selon lui, une victoire de Ségolène Royal.
Ségolène Royal dénonce le «front» contre elle
L'ex-candidate à la présidentelle
a dénoncé ce mardi la constitution d'un «front» pour l'empêcher d'accéder à la direction du Parti socialiste reconnaissant qu'«effectivement ça se complique arithmétiquement» pour qu'elle puisse l'emporter lors du vote des militants jeudi et vendredi.
20minutes.fr (avec agence)
>> Retrouvez ici notre dossier sur le congrès du PS à Reims.
Et aussi, à lire sur le blog Rénovation PS, les coulisses du Congrès.