«Les grands vainqueurs de ce congrès sont Nicolas Sarkozy et Olivier Besancenot»

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Publié le 17 novembre 2008.

REVUE DE PRESSE - Les éditorialistes jugent sévèrement la prestation des socialistes à Reims, estimant qu'une scission est possible...

A peine moins sévère que les politiques de droite, la presse s'accorde ce lundi matin pour constater que le congrès du PS à Reims ce week-end a été un échec pouvant déboucher sur une scission. Selon les éditorialistes, pas de doute, les grands gagnants sont Nicolas Sarkozy et Olivier Besancenot, voire François Bayrou.

«Le PS a brillamment réussi l’échec de son congrès de Reims!», écrit Xavier Panon dans «La Montagne», ajoutant que «la scission menace le PS où l’attitude "télévangéliste" de Royal exacerbe les clivages».

La «chienlit» socialiste

«Les mots de "scission" et d'"explosion" n'ont pas été prononcés à Reims, mais ils étaient dans toutes les têtes», note Paul-Henri du Limbert dans «Le Figaro». «Cette perspective, qui est réelle, est d'autant plus absurde qu'elle ne repose pas sur des divergences de fond argumentées et convaincantes», selon l'éditorialiste.

Si pour Guillaume Goubert, dans «La Croix», «le PS est en capilotade», un autre terme pour parler de piteux état, Gérard Noël dans «La Liberté de l'Est» pense que «De Gaulle aurait qualifié le congrès socialiste de Reims d'un seul mot: la chienlit». Pour lui, «la bataille du tout à l'ego laissera des traces qui vont peser sur l'avenir du parti» et «les grands vainqueurs de ce congrès sont Nicolas Sarkozy et Olivier Besancenot.»

Les vrais vainqueurs

Même son de cloche pour Michel Urvoy de «Ouest-France». «Et les vainqueurs du congrès de Reims sont: Nicolas Sarkozy, préservé, en pleine crise et pour longtemps, de vrai concurrent; François Bayrou, qui voit se renforcer le rôle arbitral du centre à la veille des élections européennes; Olivier Besancenot, qui dispose d'un précieux temps pour transformer son audience protestataire en électorat plus stable», écrit-il.

Pierre Laurent pour «L'Humanité» reconnaît, pour sa part, «le basculement explicite du PS vers un fonctionnement "à l'américaine"», faisant de lui «un parti d'alternance, entièrement tourné vers la désignation de son candidat à la présidentielle, lui donnant dès lors tout pouvoir, voué à sa campagne.»

La rose peut-elle refleurir?

Et Hervé Cannet de poser cette question dans «La Nouvelle République du Centre-ouest»: «Sur les cendres de Reims, la rose peut-elle refleurir? Pour l'heure, elle a perdu et ses pétales et la majeure partie de ses épines».

«Alors, à un Sarkozy! Le PS, combien de divisions? Mais il n'est plus que divisions! À moins qu'il ne soit déjà plus qu'un mort-vivant», juge-t-il.
V.G. (avec agence)
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