Le Congrès du PS à Reims: Aubry à la tribune... Royal à la tribune, propose une consultation des militants sur la question des alliances

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Publié le 15 novembre 2008.

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Samedi 15 novembre
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20h Valls pas très bisou
Interrogé à propos de l'embrassade échangée par Martine Aubry et Bertrand Delanoë à l'issue du discours de la maire de Lille, Manuel Valls, soutien de Ségolène Royal, invite avec humour les journalistes à la prudence. "Les embrassades cachent parfois des désaccords profonds, et plus il y en a, plus vous devriez vous méfier", estime le maire d'Evry.

19h50 Royal sourde aux sifflets
"Je ne les ai même pas entendu les sifflets!", jure Ségolène Royal, plusieurs fois huées durant son discours cet après-midi. La candidate les met sur le dos des "effets de loupe des congrès". Des incidents "regrettables mais sans importance", pardonne-t-elle. Plus politique, elle sépare son voeu de rassemblement le plus large des motions de sa propre candidature qui peut justement empêcher ce-dit rassemblement. "Nos partenaires ont toujours dit que ce n'était pas une question de personnes mais d'idées, donc nous allons rester sur les idées, la question des personnes sera tranchée jeudi soir", explique-t-elle avec un large sourire.

19h46: Royal veut la jouer constructif

Lors d'une conférence de presse improvisée, Ségolène Royal a fait part de sa volonté d'aborder la commision des résolutions "dans un esprit constructif". Elle a dit sa confiance "dans le sens des responsabilités" des autres leaders de motion. L'ancienne candidate à la présidentielle a aussi fait part de sa volonté de "rassembler tous les talents du parti", et de dilaoguer dans la transparence.

18h24:des pro-Royal troublés par Aubry
Ils sont venus pour Royal, ils ont vu Aubry. Troublante réaction de certains délégués de la motion Royal rencontrés après les discours de leur favorite et de Martine Aubry. "J'ai beaucoup aimé certains points du discours de Martine Aubry, dit spontanément Jean-Noël, un militant d'Evry (Essonne). Elle a dit ce que j'aurais aimé entendre dans la bouche de Ségolène, comme la façon ont elle a défini ce que devait être notre ligne, sociale et à gauche. J'ai aussi aimé sa façon de vouloir nous rassembler. J'étais au mileu d'autres délégués de ma motion, nous avons tous applaudi Martine à plusieurs reprises" Fair-play, mais pas infidèles. "Ca ne fera quand même pas changé nos votes."

18h10: pendant ce temps là, mais que fait Jack Lang?
Il est au congrès, mais on ne le voit pas. La Télé libre de John Paul Lepers l'a retrouvé, sortant de la cathédrale de Reims ce matin... :


17h46: "pas de préalable"
Comme elle l'avait dit hier, Martine Aubry a répété, notamment en direction de Delanoë, qu'elle "ne faisait pas un préalable" de sa candidature à un rassemblement. Bref, tout est ouvert, et ça va encore discuter. Elle reçoit une bonne grosse ovation de la salle.

Et devinez qui parle après Martine Aubry, après que la salle se vide? L'économiste Liem Hoang Ngoc. Vraiment drôle de coïncidence... Faycal Douhane après François Hollande, les féministes après Delanoë, le Guadeloupéen Victorin Lurel, la diversité n'a pas eu de chance au tirage au sort...

17h36: Aubry rejette les conditions de Royal
Les trois raisons. "Pas de cohérence globale", "nous voulons garder un parti de militants", "le Modem ne porte pas un projet de société compatible avec le nôtre". Elle rejette la proposition de Royal de referendum sur le Modem, jugeant que c'est "au bureau national et au conseil national" de trancher cela. Elle a rappellé qu'elle a conclu un accord avec le Modem à Lille sur la foi des trois conditions posées par François Hollande.

17h30: "Ca le fait pas"

Elle s'étonne de l'absence des socialistes dans les manifestations. "Ca m'embête d'être derrière des banderoles du MJS [les jeunes socialistes], à mon âge, ça le fait pas!", s'amuse-t-elle. Applaudissements du MJS garantie.

17h21: Aubry fustige le culte de "l'opinion" et des sondages
Une critique en creux de la campagne de Ségolène Royal à ses yeux. Pour elle, il s'agit de "retrouver la politique", comme elle le disait déjà dans sa contribution. Dans le même genre, elle dit "nous ne voulons pas d'un marché, nous voulons une société". Eh oui c'était déjà quasiment le titre de notre article sur la présentation de sa contribution. Elle reparle également de la mobilisation pour les enfants sans papier.

17h18: Aubry fait le bilan, calmement

Aubry tire les leçons du vote des militants. Selon elle, le premier message est la "volonté d'ancrage à gauche, face à la crise du libéralisme". Le second est celui d'ouvrir "les portes et les fenêtres". Elle pense qu'au congrès de Reims, il s'agit de faire "renaître le parti socialiste", tout simplement.

17h03: Au tour de Martine Aubry
La maire de Lille prend la parole, et évoque un congrès historique: "si nous ne sommes pas capables de nous reprendre c'est peut-être la fin du parti socialiste". La salle lui est manifestement plus clémente, semble-t-il. Elle axe une la première partie de son discours sur la crise financière, et tape fort sur Sarkozy, "le dernier défenseur du libéralisme dans les faits". Du classique, au succès garanti.

16h58: la balle dans le camp d'Aubry
Elle doit s'exprimer cet après-midi à la tribune. Mais que dira-t-elle? Maintiendra-t-elle sa candidature? Elle qui a fait alliance avec le Modem à Lille, que pensera-t-elle de la proposition de referendum militant sur la question?


16h52: "tous les soleils et toutes les étoiles du ciel".
Ségolène Royal conclut son discours. "Nous sommes les socialistes, nous étions déjà là le 14 juillet 1789". L'analogie est peu commune, certains en rient même, comme Laurent Fabius. Et elle termine avec sa touche bien à elle: "Nous rallumerons tous les soleils et toutes les étoiles du ciel, il reste tant à faire faisons-le". Pas de standing ovation, une salle très partagée.

Et comme Fayçal Douhane qui a parlé après François Hollande vendredi, comme la présentatrirce de la contribution féministes "Egales" qui parlait juste après Delanoë ce matin, cette fois c'est Victorin Lurel, de la Guadeloupe, qui parle après Ségolène Royal, alors que la salle se vide... Coïncidence? Peut-être. Mauvais signe pour le renouvellement? On n'oserait le penser...

16h46: "Un nouveau front populaire, ça ne vous tente pas?"
Ségolène Royal liste les mesures de Sarkozy - fichier Edvige, audiovisuel, discours de Dakar... - qui valent "une mobilisation de tous les républicains." Et demande "un nouveau front populaire, ça ne vous tente pas?" Applaudissements dans la salle.

16h32: Ségolène Royal propose à Delanoë une consultation des militants sur la question des alliances

Incroyable Ségolène Royal. Face à une salle hostile, elle décide d'y aller au culot sur la question des alliances. Elle promet de dire dans son discours ce qu'elle va proposer à la commission des résolutions. Et elle interpelle Delanoë publiquement, après avoir critiqué "certains [qui ]pami les plus enfllammés la pratiquent déjà chez eux", dans une référence à la maire de Lille Martine Aubry :

"Bertrand, je t'ai entendu tout à l'heure, je ne doute pas de ta sincérité. J'aimerai te répondre devant tous.

Voilà la proposition que nous ferons: il y aurait une consultation directe des militants sur la question des alliances. Dès lors, cette question ne pourra plus servir de prétexte."

16h26: "coup de boule"

"Que pense-t-elle de nous cette jeunesse quand elle nous voit nous envoyer de vulgaires coups de boule", estime Royal. Elle appelle à "ouvrir les portes" du parti, et maintient sa demande d'une "cotisation à prix modique". La salle est partagée, toujours.

Elle parle des "8 millions d'euros de pénalité" du PS pour ne pas avoir respecté la loi. "Alors nous irons chercher l'argent où il se trouve, pour ne pas avoir respecté la parité".


16h20: Royal commence... ça y est ça siffle
Elle appelle les socialistes, à "se guérir" des blessures de la campagne interne. "Il faut nous les pardonner", dit-elle. Elle évoque aussi la nécessité de rassembler "nos tendresses". Et ça siffle pas mal dans la salle. A contrario, elle est applaudie quand elle évoque la nécessité "d'inverser le rapport de force dans le combat social".

Elle joue un peu à la provoc: "quand nous aurons tous rassemblés, nous aurons tous besoin les uns des autres, peut-être finirons nous par nous aimer une petit peu". Là encore, une bonne partie de la salle siffle, mais les royalistes se mobilisent pour faire du bruit.

16h12: Nouvelle bousculade autour de Royal... qui s'asseoit à côté de nous
La candidate socialiste arrive un peu trop tôt dans la salle, et se retrouve à devoir attendre la fin du discours du député Géraud Guibert. Elle vient s'asseoir juste à côté de nous. L'occasion de voir le mur de caméras de l'autre côté du miroir. Impressionnant.

Elle annote abondament son discours.

16h03: grosse ovation pour Fabius, pouces baissés en Corrèze

Après avoir évoqué de son refus d'alliance avec le centre, et sa volonté de se rapprocher avec Martine Aubry de Benoit Hamon, l'ancien premier ministre reçoit une grosse ovation. Seuls quelques pouces baissés se font voir du côté de la fédé de Corrèze, celle de François Hollande.

15h49: Fabius à la tribune, a trouvé "le point d'unanimité"
Avant Aubry et Royal, l'ancien premier ministre souligne que les orateurs s'accordent tous sur un point "il faut se tourner vers les Français". Il concentre donc son discours sur la crise, et plaide pour un rééquilibrage de la rémunération du travail par rapport au capital. "Nous avions raison, c'est bien la répartition injuste qui est à l'origine de la crise", explique-t-il.

Il en profite pour faire un brin d'autocritique: "toutes les motions, y compris celle dont je suis signataire, étaient insuffisament alarmistes en terme de conséquences sur l'emploi".

15h40: Hamon fait la salle
Les jeunes partisans de Benoit Hamon applaudissent bruyamment le ralliement des 1,5% de la motion Utopia.

15h20: Collomb-Filoche, le choc des extrêmes
Le maire de Lyon, partisan d'un rapprochement avec le centre et orateur modeste, succède à la tribune au député européen Gérard Filoche, tribun brillant de la gauche du parti. C'est ce qu'on appelle un choc des extrêmes.

15h15 La peur des sifflets
Deux discours sont très attendus cet après-midi, ceux de Royal et Aubry. La première est déjà candidate, la seconde va-t-elle mettre fin au suspense? Particulièrement guettées par les observateurs : les réactions de la salle. L'applaudimètre pèse beaucoup à Reims, mais nombreux sont ceux qui redoutent aussi des sifflets ou des huées qui auraient des effets dévastateurs auprès de l'opinion. Jusqu'à présent, aucun orateur n'a été chahuté par la salle.

15h C'est quand que ça recommence?
Les travaux n'ont toujours pas repris au congrès du PS. La salle plénière qui accueille les orateurs peine toujours à se remplir. Le déjeuner traîne en longueur, résultat les discours devraient donc débuter avec du retard. Dernière estimation : Ségolène Royal, Martine Aubry et Henri Emmanuelli devraient prendre la parole entre 16h et 18h. Dans quel ordre et à quelle heure précise? Mystère.

14h15 Hamon ce sentimental
Les partisans de Martine Aubry sont confiants, Benoît Hamon finira bien par se retirer et par soutenir la maire de Lille, affirment-ils. Pourquoi une telle certitude? "Benoît a travaillé avec Martine, ils se connaissent très bien, elle connaît la mère de Benoît, il y a une dimension sentimentale dans tout ça", explique un supporter de la motion D.

Hamon, qui a effectivement été le collaborateur d'Aubry au ministère des Affaires sociales entre 1997 et 2000, prêt à renoncer au poste de Premier secrétaire pour des raisons affectives ? Allo Freud, ici le PS... Un choix d'autant plus difficile à faire pour lui que ses soutiens refusent de lâcher un pouce de terrain aux aubristes. Qui choisira donc l'eurodéputé : ses forces personnelles (Hammadi, Julliard...) ou son passé auprès de Martine?

14h10: Royal va parler

15 heures, 16 heures? L'horaire précis n'est pas encore fixé, mais Ségolène Royal prononcera son discours en milieu d'après-midi devant les congressistres socialistes réunis à Reims. " Ce n'était pas prévu qu'elle parle aussi tôt. Elle veut prendre tout le monde de vitesse, montrer qu'elle ne s'occcupe pas des autres, qu'elle ne joue pas le jeu des petites tractations" analyse un membre de la motion Delanoë.

14h05: Harlem aurait mis le bronx

"Pour nous, c'est clair, c'est Harlem Désir qui nous a plombé le congrès." Des proches de Hollande sont remontés contre le lieutenant de Delanoë. "Il n'a aucune expérience des congrès, il l'a très mal préparé." Son crime: "Il a braqué contre nous de grosses fédérations, c'est ce qui nous fait perdre aujourd'hui."

En cause notamment, la fédération de l'Hérault. Lors des tractations d'avant congrès, Harlem Désir aurait refusé de céder aux exigences de son patron Robert Navarro, qui souhaite se succéder à lui-même à la tête de la fédération. Navarro a finalement rejoint Ségolène Royal.

13h10: Montebourg va pousser
Le député de Saône-et-Loire réunissait ses partisans ce midi. Il a affirmé qu'il allait "pousser Aubry" à se déclarer. Quant à Hamon, "pendant ce temps là il joue son jeu". Qui selon lui tient plutôt d'une "stratégie de courant, pas de parti". Il a néanmoins reconnu que Hamon était, avec Ségolène Royal, un des "vainqueurs" du congrès. La motion Aubry, qu'il défend, serait selon lui "un centre, mais qui n'a pas encore émergé".

13h Fin des discours de la matinée. Pause repas.
Mais les tractations et le jeu d'intox continuent bien sûr en coulisses.

12h45 Rebsamen et ses histoires d'O
François Rebsamen, actuel n°2 du PS et soutien de Ségolène Royal, explique que le parti doit appliquer "la règle des trois O" : "orientation déclarée", "organisation clarifiée", "ouverture affichée". Au fil de son discours, la salle se vide peu à peu pour aller déjeuner.

12h35 Hammadi veut changer les têtes

Razzy Hammadi, ancien président des Jeunes socialistes et soutien vibrionnant de Benoît Hamon, appelle à la tribune au "renouvellement". "Il faut une nouvelle tête pour le PS!", tonne-t-il, sans citer le nom de son candidat, mais est-ce bien nécessaire?

12h31 Et si Le Figaro avait déjà fait basculer le Congrès?
Pour une info, c'est une info que lance Jean-Christophe Cambadélis devant une poignée de journalistes, dont un des envoyés spéciaux du Figaro. "Martine a très envie d'être candidate, mais c'est ce p... de titre en Une du Figaro ce matin qui l'a fait hésiter."

La Une sacrilège montre deux photos en face à face, une de Ségolène Royal et l'autre de Martine Aubry. Au milieu, ce titre:"Le choc Royal Aubry." Tout ce que le maire de Lille n'aime pas, selon son lieutenant. "Martine ne veut pas de cette peoplelisation, de ce duel entre la Dame aux 35 heures et Ségolène."


12h25 Emmanuelli, Royal et Peyrelevade
Il en faudrait plus que la candidature de Ségolène Royal pour désarçonner ce vieux routier des congrès qu'est Henri Emmanuelli. "Je savais qu'elle serait candidate. Elle avait mis sa candidatiure au frigidaire, pas au congélateur." Le poids lourd de Benoît Hamon continue de marteler que son poulain est le rassembleur que se cherche le PS... à l'exclusion de Ségolène Royal. "La situation est claire. Vous avez trois motions qui font 70% et qui peuvent trouver ensemble une stratégie politique, et une motion à 30%, celle de Royal, qui veut s'entendre avec messieurs Bayrou et Peyrelevade. Un monsieur Peyrelevade qui propose de taxer les revenus des Français de 5% pour les reverser aux entreprises!"

12h20 Les royalistes hyper optimistes
Improvisant un point-presse qui ne dit pas son nom dans le hall du parc des expositions, Jean-Louis Bianco, lieutenant de Ségolène Royal, se dit "très optimiste". "Je pense que plusieurs vont nous retrouver, nous aurons beaucoup de ralliements durant cette semaine, à commencer par les légitimistes du parti", assure-t-il. "J'entends encore François Hollande dire que l'on doit se rassembler derrière la motion arrivée en tête", sourit-il.

12h10 Moscovici décline la proposition de Collomb
Pierre Moscovici dit non à Collomb. Il ne veut pas d'un poste de n°3 aux côtés de Royal et Peillon. "Je ne suis pas dans ce genre d'appel", répond-il par voie de presse à Gérard Collomb qui l'invitait à quitter la motion Delanoë pour rejoindre la motion Royal. "Je défends avec loyauté depuis l'origine la motion A qui doit rester impérativement unie", explique-t-il.

12h Royal et ses photographes s'en vont
Ségolène Royal qui écoutait depuis le matin les discours se succédant à la tribune, quitte la salle plénière du parc des expositions. Elle tente de s'éclipser discrètement pas une porte dérobée, mais le pack de photographes et de caméras qui la suivent en permanence, ne la lâchent pas. En revanche, la désormais candidate au premier secrétariat ne dit pas un mot de commentaire.

11h40 Valls répond à Delanoë sur les alliances

Manuel Valls, lieutenant de Ségolène Royal, répond à la tribune à Bertrand Delanoë sur la question d'une alliance avec le MoDem :"Pas de faux débats sur les alliances! Nous devons rassembler tous ceux qui rejettent Nicolas Sarkozy et qui partagent nos valeurs de justice sociale. Comme François Mitterrand l'a fait en 1988, et depuis la gauche n'a jamais été majoritaire au premier tour de l'élection présidentielle."

Quelques minutes auparavant, le maire de Paris avait assuré qu'une alliance PS-MoDem menacerait "la survie de notre identité". Une position totalement à l'opposé de celle de Michel Rocard, qui pendant la dernière présidentielle, avait plaidé pour une telle alliance. Et aujourd'hui Rocard soutient... Delanoë.


11h20 Collomb drague Moscovici
Gérard Collomb, le maire de Lyon et animateur de la Ligne claire qui soutient Ségolène Royal, fait un appel du pied à Pierre Moscovici. Il appelle le député du Doubs, partisan de la motion Delanoë et qui un temps avait été candidat au premier secrétariat, à rejoindre Royal pour occuper la place de "numéro 3", à côté du "ticket" Royal-Peillon. "On l'adore, on a failli faire des choses ensemble, on est prêt à l'accueillir", jure Collomb. Un tel transfert pourrait apporter à la motion Royal une partie des votes des strauss-kahniens qui soutiennent pour l'instant Delanoë. Proposition d'embauche donc très intéressée.

11h10 Le bras de fer Hamon-Aubry continue
Les partisans de la maire de Lille sont catégoriques : Martine Aubry sera candidate au premier secrétariat, et ce d'ici la fin de la journée. "Hier soir, à l'assemblée de motion, Fabius l'a dit, Bartolone l'a dit, Cambadélis l'a dit", explique un membre de la motion. Sauf qu'une seule ne l'a toujours pas dit : Aubry elle-même. Pour ses supporters, elle va finir par faire craquer Benoît Hamon, qui finira par se retirer pour la soutenir.

Pratiquement les mêmes explications que donne le clan Hamon à l'égard d'Aubry. Tard dans la nuit de vendredi, un partisan d'Hamon ne lâchait rien. "Benoît est candidat et le restera. Ils ne comprennent pas qu'on ne plaisante pas, qu'on n'est pas là pour les caméras. On a un projet, on a une ligne, on défend pas de petites personnes. Si Aubry veut venir, ok, mais Benoît sera le candidat, point à la ligne". Le bras de fer est donc lancé. Qui fléchira le premier d'Aubry ou Hamon? Réponse peut-être ce soir.


11h: Delanoë à la tribune
Le maire de Paris parle ce matin. Il axe le début de son dicsours sur la crise sociale. Le but du congrès pour lui est de "redonner de l'espérance" aux Français. Il appelle à un "rassemblement majoritaire", en respectant "les différences politiques", et "surmonter ce qui sont des nuances". "Que ceux qui n'ont que des nuances aient le courage de se rassembler!" martèle-t-il.

Il qualifie également de "nuances" les divergences sur l'Europe. Il évoque le rôle des sociaux-démocrates européens, "qui ont connu des échecs, comme nous", et appelle sans la citer Ségolène Royal "à renoncer à la condescendance" envers eux. Elle avait jugé il y a quelque jours "périmé" le modèle social-démocrate.

Enfin, il évacue la question du Modem: "c'est déjà difficile de faire un projet avec toute la gauche!" lance-t-il. Finalement, il marque à nouveau ses différences avec Royal. Un petit succès de salle pour le maire de Paris, qui a eu droit en fin de son discours à une mini standing ovation, une partie de la salle l'applaudissant debout.

Aubry candidate? C'est «fortement probable» C'est ce que déclare ce samedi le député du Nord, Yves Durand, proche de la maire de Lille. «C'est la seule qui est au point d'équilibre et peut rassembler une nouvelle majorité, je ne vois pas qui d'autre peut le faire», a-t-il ajouté.

Ayrault vote Mosco Royal à la tête du PS? «Cette candidature ne marche pas, car elle est incapable de rassembler.» Le jugement est définitif et il provient du chef de file du PS à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault. Le maire de Nantes, soutien de Delanoë, était interrogé ce samedi matin sur France Info et réagissait à la candidature de Ségolène Royal au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. Il lui demande de proposer un autre nom. Et pour lui, cela pourrait très bien être Pierre Moscovici.

L’ex-candidate à la présidentielle a dévoilé ses intentions vendredi soir.

A Reims, Bastien Bonnefous, Stéphane Colineau et Emile Josselin
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