Congrès du PS: «Arriver divisés au congrès, c'est mortel!»

6 contributions
Publié le 14 novembre 2008.

POLITIQUE - 4.500 personnes sont attendues entre vendredi et dimanche au congrès du PS. Qu'attendent-elles de ces débats? Paroles de congressistes.

4.500 personnes sont attendues entre vendredi et dimanche au congrès du PS. Qu'attendent-elles de ces débats? Paroles de congressistes.

Dominique Gillot, maire d’Eragny-sur-Oise, vice-présidente du conseil général du Val d’Oise, motion D- Martine Aubry


«Nous allons vivre un grand moment»


« En 2005 c’était un congrès de reconduction, aujourd’hui c’est un congrès de refondation. Nous allons vivre un grand moment. Je suis très contrariée par le regard que les Français portent sur le PS. Nous laissons passer une mauvaise impression, alors que nous vivons une phase démocratique normale dans l’organisation qui est la nôtre. Les militants ont voté, nous devons maintenant mettre à plat nos convergences et nos divergences pour définir notre ligne ces prochaines années. Je considère que nous faisons les choses très proprement. Et même s’il devait y avoir plusieurs candidat au poste de premier secrétaire et que les militants devaient à nouveau voter jeudi je n’en serai pas chagrinée, ce serait la vie normale du parti.

L’ennui c’est que le Français voudraient connaître la fin du film avant l’heure. Les médias aussi, mais il est vrai que les atermoiements de nos dirigeants, qui jouent le jeu de l’image et de la petite phrase, y sont pour quelque chose.»


Abdelhak Fakir, membre de la direction fédérale du Rhône. Motion A. Bertrand Delanoë


« Arriver divisés au congrès, c’est mortel»


« Mon état d’esprit ? Je suis dans l’expectative. Je suis venu assister à un congrès très important. J’ai vu hier soir la lettre écrite par Ségolène Royal à Bertrand Delanoë, et je crains qu’il y ait encore des divergences très importantes. On a pourtant travaillé des années ensemble, les ségolénistes, les delanoïstes ou les aubrystes. Là nous arrivons divisés à un congrès, et ça s’est mortel. La fracture existe. L’alliance avec le MoDem voulue par Royal ne passe pas du tout pour beaucoup de militants.

Nous qui connaissons très bien la situation nous nous y retrouvons, mais les Français qui nous regardent n’y comprennent rien et se disent c’est quoi ce bordel. Un congrès devrait être l’occasion de lancer un appel à de nouveaux électeurs, là ce sera difficile. »


Damien, Fédération Indre-et-Loire, motion E, Ségolène Royal


«Dire qu’il n’y a pas d’idées au PS c’et une blague »

« C’est vrai que les choses peuvent très mal se terminer, mais à l’inverse nous avons l’opportunité de redonner une nouvelle image du PS. Ce qui peut arriver de pire c’est le tout sauf Ségolène. Ce serait stupide. Pourtant je ne suis pas un fan absolu de Royal. Je dis ça parce que tout le monde sait au PS que les motions de Royal, de Delanoë et d’Aubry sont proches les unes des autres, et que les vraies divergences sont avec Hamon.

Le regard des Français sur le PS me préoccupe. La dernière fois que je me suis retrouvé en famille c’était consternant, il faut toujours se justifier d’être au PS. Pourtant dire qu’il n’ y a pas d’idées au PS c’est vraiment une blague, il y en a plein. Si on donne cette impression c’est que le PS est un parti moins caporalisé que les autres, il n’y a pas de grand chef. C’est un peu le syndrome des Verts. »
Recueilli par Stéphane Colineau, à Reims
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr