Mélenchon crée le «Parti de gauche», et vise les échéances européennes

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Publié le 12 novembre 2008.

POLITIQUE - Il l'a annoncé ce midi lors d'un point presse... Il veut un «front de gauche» aux européennes...

Le sénateur de l'Essonne et le député du Nord Marc Dolez viennent de l'annoncer à une conférence de presse, ils vont créer un nouveau parti, le «Parti de gauche», dont le congrès fondateur est prévu en février.

Pourquoi ce nom? «Parce que, quand on a dit gauche, on a tout dit», explique Jean-Luc Mélenchon, les traits tirés, mais visiblement remonté comme une pendule. Il a également confirmé sa volonté de présenter des listes d'un «front de gauche» aux élections européennes de 2009. Son but? «Rassembler l'autre gauche, pour qu'elle passe en tête.»

L'ex-socialiste a affirmé l'identité «républicaine et laïque intransigeante» de son parti, en profitant pour tacler Martine Aubry: «Dans sa motion, elle dit que la laïcité, c'est la reconnaissance de tous les cultes. Alors que la loi de 1905 dit exactement le contraire.»

Complots
. Concernant le Parti socialiste, le député du Nord, Marc Dolez affirme que «beaucoup de militants sont interpellés, et attendent de voir comment le congrès se termine». Si pour le moment, Dolez et Mélenchon ne sont que deux parlementaires, «nous ne devrions pas le rester longtemps», a affirmé Jean-Luc Mélenchon.

«N'allez pas vous discréditer dans des complots!», a -t-il lancé aux militants, évoquant la «forfaiture» que constituerait une alliance entre les motions opposées à Ségolène Royal. Il espère que la gauche du parti le rejoindra, «on a besoin de leur talent», explique-t-il, en parlant d'Henri Emmanuelli, Benoît Hamon, et leurs partisans, dont la motion a recueilli 19% en vue du congrès du PS.

Alliances
. Le sénateur de l'Essonne a également balisé les alliances qu'il entend conclure (ou pas) en vue des européennes. Il dit s'addresser notamment aux militants du non de gauche, dont l'ancien secrétaire général de la fédartion des transports de la CFDT, Claude Debons, a été un des responsable, et qui est aux côtés de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui.

En revanche, il y en dont visiblement Jean-Luc Mélenchon ne souhaite pas la présence. Cohn-Bendit? «Nous ne nous attendons pas à ce qu'il nous saute au cou, et d'ailleurs on en serait bien embêtés.» Nicolas Hulot? «Je ne crois pas qu'il comprenne de quoi on parle.» En revanche, il a évoqué ceux des Verts qui ont fait campagne pour le non, comme la vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France, Francine Bavay.

Accueil favorable du PCF
. Jean-Luc Mélenchon a dit avoir reçu un accueil «favorable» de la part du Parti communiste français. Des contacts ont été pris au NPA d'Olivier Besancenot, qui les a reçu fraîchement, parlant d'un «nouveau PS». «On ne dialogue pas par médias interposés, dont tant qu'il ne nous l'aura pas dit de vive voix, nous n'en croirons rien.»

Oskar Lafontaine en guest-star. Jean-Luc Mélenchon a également annoncé un meeting de lancement avec comme invité de marque l'ancien ministre des Finances allemand, Oskar Lafontaine, qui a quitté le SPD allemand pour créer un nouveau parti de gauche, baptisé Die Linke.
Emile Josselin
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