POLITIQUE - Sans surprise...
Sans surprise, le candidat officiel de l'UMP
Gérard Larcher a été
élu ce mercredi président du Sénat français dès le premier tour . Il a obtenu 173 voix face à Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste, qui en a recueilli 134.
Depuis
son investiture au sein du groupe UMP face au poids lourds Jean-Pierre Raffarin, les rares obstacles à son élection se sont levés un à un. Mercredi matin, l'ancien ministre UMP
Alain Lambert qui aurait pu grapiller quelques voix à droite, avait jeté l'éponge.
L'éternel franc-tireur libéral avait senti que la partie était perdue d'avance.
Jeu de dominos
Le groupe centriste, qui a un temps présenté la candidature de Michel Mercier, a aussi renoncé en début d'après-midi ce mercredi, laissant la voie entièrement dégagée à droite pour Gérard Larcher, chouchou des sénateurs UMP.
Ce retrait avait également entraîné celui de la candidate du groupe communiste, Nicole Borvo Cohen-Seat, la gauche décidant alors de faire bloc face à la majorité de droite et d'appeler à voter pour le candidat PS,
Jean-Pierre Bel.
Deuxième ou troisième personnage de l'Etat?
La présidence de Gérard Larcher s'annonce plus politique et moins tranquille que celle de l'actuel hôte des lieux, Christian Poncelet. La majorité UMP a
perdu une dizaine de sièges lors des dernières élections sénatoriales et l'hypothèse d'un basculement de la Haute-Assemblée à gauche en 2011 devra être sérieusement étudiée.
N'en déplaise au site web du Sénat qui affirme que le président de l'institution est le «deuxième personnage de l'Etat», Gérard Larcher ne sera que le troisième personnage de la République, derrière Nicolas Sarkozy et François Fillon.
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V.G.