Sénat: qui est Gérard Larcher?

POLITIQUE Portrait du candidat de l'UMP à la présidence du Sénat...

EJ, avec agence

— 

Gérard Larcher a remporté mercredi dès le 1er tour la primaire UMP pour la présidence du Sénat, qui devrait donc lui revenir le 1er octobre lors du vote de la Haute assemblée, puisque la droite y est majoritaire, a annoncé le groupe sénatorial UMP.

Gérard Larcher a remporté mercredi dès le 1er tour la primaire UMP pour la présidence du Sénat, qui devrait donc lui revenir le 1er octobre lors du vote de la Haute assemblée, puisque la droite y est majoritaire, a annoncé le groupe sénatorial UMP. — Martin Bureau AFP

Un an après son retour au Sénat, qu'il avait quitté de 2004 à 2007 pour cause de maroquin ministériel, Gérard Larcher a remporté la primaire UMP face à Jean-Pierre Raffarin, dès le premier tour et malgré une troisième candidature, celle de Philippe Marini. Egalement maire de Rambouillet, ex-ministre du Travail, Gérard Larcher est d'inspiration gaulliste.

Son parcours politique. Alors qu’il est élève de 1ère, au lycée, en 1966, il s'engage avec les jeunes gaullistes «par admiration pour le général de Gaulle». Mais aussi «par influence familiale». Son père fut longtemps maire gaulliste d'un village de l'Orne, où il est né en 1949.

Il rejoint le RPR dès sa création par Jacques Chirac, en 1976. Il y gravit ensuite les échelons internes, et remporte rapidement ses premières victoires. Après avoir conquis la mairie de Rambouillet en 1983, il entre au Sénat en 1986: à 36ans il est le plus jeune membre de la Haute assemblée. De 1997 à 2001, il est vice-président du Sénat, puis président de la commission des Affaires économiques (2001-2004).

Ses réseaux.
  Beaucoup évoquent une appartenance à la franc-maçonnerie, qu'il nie. La spiritualité est importante pour ce baptisé catholique devenu protestant par amour de son épouse, qui «rêve d'un courant transchrétien». Lors de son passage au ministère du Travail, il acquiert la réputation de savoir écouter. Et dit «avoir gardé des relations» avec ses partenaires de négociations. «Vous seriez étonnés de savoir de qui j'ai reçu des encouragements», glisse-t-il.

Ses idées politiques.
Il est l'auteur de trois rapports sur La Poste (1997, 1999 et 2003), dans lesquels il préconise sa transformation en société anonyme à capitaux publics. De retour au Sénat, il a présidé la commission spéciale sur la loi de modernisation de l'économie, et co-présidé une mission sur la flexi-sécurité pour l'UE, et participe au groupe de travail UMP sur la réforme constitutionnelle. Il était à la tête d'une mission sur l'avenir de l'hôpital dont le rapport proposant les regroupements d'établissements inspire la future réforme hospitalière de Roselyne Bachelot.