PARTI SOCIALISTE - C'est mardi 23 septembre que les socialistes doivent déposer leurs textes pour le Congrès...
Le congrès du PS entre dans sa dernière ligne droite: c'est mardi 23 septembre que les socialistes doivent déposer les textes qui seront soumis aux militants. Mais pour le moment difficile de dire quelles alliances seront nouées, et combien de textes seront déposés.
Incertitude autour du cas de Martine Aubry. Hier à Strasbourg, la maire de Lille n'a pas dévoilé ses intentions, se disant «candidate au travail collectif». «Ou ça marche et je serai dans le collectif, et j'ai envie d'y être, ou ça marche pas et j'y serai plus. Point barre», a-t-elle dit. Apparement, le collectif devrait commencer à prendre forme samedi, où Martine Aubry va
annoncer son alliance avec les partisans de Laurent Fabius et Jean-Christophe Cambadélis. Avec Pierre Moscovici, les résultats ne sont pour guère concluants pour le moment. La rencontre entre les proches d'Aubry avec le député du Doubs mercredi a été
qualifiée d'«ubuesque» par un partisan de la maire de Lille. Lq ;qire de Lille est cependant confortée par le soutien de la fédération du Nord, qui est «sur la même longueur d'onde», selon son patron, Gilles Pargneaux.
Les élus locaux proches d'un accord avec Royal, et mettent la pression sur Moscovici. «Les conditions sont progressivement réunies pour un rassemblement entre nous et Ségolène Royal», a déclaré Manuel Valls à l'AFP. Il fait partie des signataires de la contribution «la ligne claire». On y retrouve notamment le maire de Lyon Gérard Collomb, le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini et Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux. Ils ont été sensibles à la mise en retrait de Ségolène Royal quand à sa candidature. Le problème, c'est que Moscovici avait annoncé avoir commencé «à travailler sur le texte d'une motion commune» avec les grands élus, lesquels ne l'ont visiblement pas consulté avant de discuter avec Ségolène Royal.
Delanoë engrande des soutiens. Le maire de Paris a reçu des soutiens divers. Au cours de la semaine, le président de région Aquitaine, Alain Rousset, et le maire de Tours, Jean Germain, se sont ralliés à lui alors qu'ils avaient signé la contribution La ligne claire, de Gérard Collomb. Côté fabiusien, le maire du 3e arrondissement de Paris, Pierre Aidenbaum, a annoncé son soutien au maire de Paris.
E.J.