POLITIQUE - Elle recule et pourrait bien renoncer à diriger le Parti socialiste...
Ségolène Royal infléchit sa stratégie de préparation du
congrès de Reims. L'ex-candidate à la présidentielle a déclaré lundi soir sur TF1 qu'elle ne «faisait plus un préalable» de sa candidature au poste de Premier secrétaire du PS.
En clair, Ségolène Royal ne sera donc pas forcément candidate à la direction du PS. Une nouvelle stratégie
qu'avait laissé entendre ses amis lundi. A huit jours du dépôt des motions et de l'officialisation des alliances pour le congrès, l'ex-candidate à l'Elysée n'a cependant pas renoncé à soumettre ses idées aux suffrages des adhérents, qui voteront le 6 novembre.
«Lente dégradation»
Ségolène Royal suspend ainsi sa candidature au vote des militants, ce qui lui permet, en éludant pour un temps les questions de leadership, d'
ébaucher les alliances nécessaires à la prise du parti. Même si Pierre Moscovici, qui a rencontré Ségolène Royal dimanche, ne semble
pas prêt à rallier la leader de «Désirs d'avenir».
«Je veux mettre un coup d'arrêt à cette lente dégradation du niveau du débat au Parti socialiste, je veux que nous montions d'un cran et donc, ce que je propose, c'est que chacun mette au frigidaire les questions de candidature soit au poste de premier secrétaire, soit, pire, à l'élection présidentielle parce qu'il y a encore quelques années à attendre», a t-elle ajouté Ségolène Royal sur TF1.
Carton jaune pour Hollande
La leader de «Désirs d'avenir» en a profité pour tacler François Hollande:
«J'aurais préféré que le premier secrétaire se tienne au-dessus des débats, soit simplement le garant du bon déroulement du congrès, ne prenne parti pour personne», a-t-elle déclaré dans une allusion à son rapprochement avec Bertrand Delanoë.
Les deux hommes doivent tenir une réunion mardi à Cergy-Pontoise.
V.G.