Moscovici contre attaque et annonce un alliance avec Collomb et Guérini

PARTI SOCIALISTE Le député du Doubs a cherché à briser l'isolement qui était le sien ce midi...

A La Rochelle, Emile Josselin

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Pierre Moscovici, l'un des candidats à la succession de François Hollande à la tête du PS, a déclaré dimanche qu'il ne serait pas candidat à la présidentielle de 2012 s'il devenait le premier secrétaire du parti.

Pierre Moscovici, l'un des candidats à la succession de François Hollande à la tête du PS, a déclaré dimanche qu'il ne serait pas candidat à la présidentielle de 2012 s'il devenait le premier secrétaire du parti. — Stephane de Sakutin AFP/Archives

Pierre Moscovici ne s'en laisse pas conter. A la fin d'une journée de samedi qui l'avait pourtant vu isolé, le député du Doubs a opéré un retour en force en annonçant une alliance avec Gérard Collomb, le maire de Lyon, et Jean-Noël Guérini, le chef de file des socialistes des Bouches-du-Rhône.

Les deux élus locaux font de Pierre Moscovici leur candidat au poste de premier secrétaire dans la discussion qu'ils veulent ouvrir avec Martine Aubry. Et sur le fond, ils partagent les orientations de Moscovici: "refus de la présidentialisation, remise au travail du parti, organisation de primaires", énumère calmement Gérard Collomb.

"Mandat unanime"

Mais alors, qu'en est-il des deux autres signataires du texte Besoin de gauche, Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis, absents ce soir? "J'effectue cette démarche avec le mandat unanime des militants, obtenu hier lors de notre assemblée générale", explique le député du Doubs.

Et concernant les partisans de Laurent Fabius, Moscovici affirme maintenir sa ligne "ni ostracisme, ni contact privilégié". Mais il note tout de même que Martine Aubry est face à un choix: soutenir son rapprochement avec les signataires de La ligne claire. Ou bien "considérer que Laurent Fabius peut incarner la rénovation" ajoute-t-il, ironique.

En cette fin de journée, Moscovici a réussi à se montrer lui aussi à la manoeuvre. Son ambition? Faire la preuve, dans une sorte de coup de force vis-à-vis de son compère Cambadélis, qu'il peut créer une dynamique. Et avoir des appuis dans le parti, comme le résume Vincent Feltesse, maire de Blanquefort (Gironde): "on pèse". Reste à savoir quelle sera la réponse apporteront Aubry, Cambadélis, et les fabiusiens, à ce nouveau rebondissement dans la pièce de théâtre socialiste jouée en Charente-maritime depuis deux jours.
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