Réforme des institutions: pressions sur les récalcitrants

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Publié le 20 juillet 2008.

POLITIQUE - Sarkozy passe des coups de fil de Marrakech...La majorité et de l'exécutif qui, en privé, se montrent désormais raisonnablement confiants sur l'adoption de la réforme...

A la veille du Congrès, ce week-end était le théâtre d'ultimes pressions sur les élus récalcitrants, selon les intéressés, de la part de la majorité et de l'exécutif qui, en privé, se montrent désormais raisonnablement confiants sur l'adoption de la réforme des institutions.

Optimisme

Si Nicolas Sarkozy n'est pas à l'abri, lundi, d'un rejet du texte, qui constituerait un revers personnel, l'UMP et le gouvernement s'emploient en tout cas à maintenir jusqu'au bout le suspense pour ne pas démobiliser les parlementaires de la majorité, pour certains peu enthousiastes à l'idée de voter cette révision constitutionnelle, la 24e depuis 1958.

La plupart des responsables de droite se relaient dans les médias pour affirmer que le scrutin se jouera à quelques voix près, situation inédite. Mais en privé, l'optimisme prévaut: «C'est bon, ça passera. Le plus dur est derrière nous», assurait samedi un ministre. Un responsable UMP affirme même qu'au final, le oui disposera d'une majorité «supérieure à 10 voix».

Les cousp de fil de Sarkozy

Le camp des oui s'est agrandi samedi de deux députés villepinistes, Georges Tron et Hervé Mariton, qui refusent de participer à un «piège pour la majorité». Selon certains députés, joints par l'AFP, le chef de l'Etat appelle lui-même, depuis Marrakech où il se repose jusqu'à dimanche, les derniers hésitants, tentant aussi sa chance auprès de ceux qui sont considérés, à l'UMP, comme «irrécupérables».

Evoquant des «appels» fréquents, la députée MPF Véronique Besse, qui entend toujours voter non, explique: «on me demande ce que je veux», «si une mission sur la famille me ferait plaisir, en me disant qu'on s'arrangera sur les conditions» financières.

Marchandages

Au-delà de la droite, alors que le camp des non devrait faire le plein au PS, au PCF et chez les Verts, les efforts se concentrent sur les centristes, les radicaux sans oublier les élus des DOM-TOM. «Difficile pour un élu domien, y compris de gauche, de résister au rouleau compresseur du gouvernement qui lui promet des kilomètres de bitume dans sa circonscription enclavée!», déclare une source socialiste.

«C'est une semaine qui risque de coûter cher aux finances publiques...», persifle un parlementaire UMP, «atterré» par de tels «marchandages» pour une réforme «qui ne mérite pas tant d'énergie».

20minutes.fr avec AFP
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