La polémique enfle autour du cambriolage de Ségolène Royal

POLITIQUE L'UMP accuse l'ex-candidate de ne «reculer devant rien pour exister», le PS vole à son secours...

Avec agence

— 

La controverse a enflé mercredi après que Ségolène Royal eut évoqué "un rapport" entre le cambriolage de son domicile et ses attaques contre Nicolas Sarkozy, François Fillon et l'UMP l'accusant de "perdre le contrôle d'elle-même" tandis que ses amis au PS ont volé à son secours.

La controverse a enflé mercredi après que Ségolène Royal eut évoqué "un rapport" entre le cambriolage de son domicile et ses attaques contre Nicolas Sarkozy, François Fillon et l'UMP l'accusant de "perdre le contrôle d'elle-même" tandis que ses amis au PS ont volé à son secours. — Olivier Laban-Mattei AFP/Archives

La controverse a enflé ce mercredi après que Ségolène Royal eut évoqué «un rapport» entre le cambriolage de son domicile et ses attaques contre Nicolas Sarkozy.

«Elle ne recule devant rien pour exister», a jugé le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, estimant que les déclarations de l'ex-candidate PS à la présidentielle atteignaient «un niveau de stupidité affligeant», pire, se révélaient «diffamatoires».

«Un personnage de martyr»

«Elle a fait une grosse bourde il y a quelques jours en rompant seule ce qui était l'unanimité nationale autour de la libération d'Ingrid Betancourt (...), avait affirmé mardi François Fillon. Donc elle allume un deuxième incendie», a-t-il ajouté, lui reprochant d'utiliser «toujours la même méthode».

Porte-parole de l'UMP, Chantal Brunel s'est également dite «révoltée par les propos honteux de Ségolène Royal». Qu'elle «se crée un personnage de martyr, poursuivi par une sorte de Cinquième colonne médiatico-politique, voilà qui dépasse les bornes», a-t-elle ajouté.

Ses proches volent à son secours

Les proches de la présidente de Poitou-Charentes ont pris sa défense, mais d'autres socialistes se sont montrés plus prudents. Son conseiller François Rebsamen, également numéro 2 du PS, a dénoncé «les insultes du Premier ministre et du porte-parole de l'UMP».

«Une des chefs de l'opposition, l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, est menacée dans sa sécurité quotidienne et la seule réponse est de l'accuser de “péter les plombs”», s'est indigné le maire de Dijon, critiquant «le silence assourdissant des médias, des observateurs, de la ministre de l'Intérieur» sur ce cambriolage.

Fabius refuse d'«entrer dans la polémique»

De même, pour la porte-parole du groupe PS à l'Assemblée Aurélie Filippetti, «dans la France de Nicolas Sarkozy, on peut désormais mettre à sac le domicile de la principale opposante politique et cela ne déclenche que l'hilarité des porte-parole, ou plutôt des porte-flingues, du pouvoir en place».

Laurent Fabius a pour sa part refusé d'«entrer dans la polémique». «Soit ce qu'elle dit est tout à fait exact, dans ce cas-là évidemment c'est scandaleux, soit ce n'est pas exact et il ne faut pas le dire», a-t-il glissé. Le député PS Arnaud Montebourg a quant à lui relativisé les faits, estimant que «comme il y a les risques du métier», il y a «les risques du mandat» et que les responsables politiques sont «souvent soumis à ce genre d'atteintes».