BUZZ - Après la vidéo «Casse toi pauvre con», c'est un nouveau raz-de-marée sur Internet...
La vidéo «off» de Nicolas Sarkozy sur le plateau de France 3 fait un carton sur le Web. D'après nos calculs, mardi à 20h45, soit 24h après la mise en ligne de la séquence, la vidéo a été vue un peu plus de 650.000 fois.
Rien que sur Dailymotion, on compte 22 versions de la vidéo mises en ligne par les internautes. Sans compter les reprises sur les autres plateformes comme YouTube, Wat, Wideo ou Veoh. Ce raz-de-marrée rappelle le succès de la vidéo «
Casse-toi pauvre con» captée lors du Salon de l'Agriculture en février dernier.
Les amis de Ségolène Royal sur le coup
La récupération politique existe aussi sur Dailymotion.
La section de Vaulx-en-Velin de «Désirs d'avenir», l'association qui soutient Ségolène Royal, a mis en ligne une version de la fameuse vidéo. Pour un total de 4660 pages vues.
Voici la séquence, originale pour ceux qui ne l'aurait pas encore vu.
On commence à en savoir plus sur les conditions de tournage de cette séquence «off». Augustin Scalbert, le journaliste de «
Rue89» qui a mis en ligne la vidéo,
explique qu'il était présent dans les coulisses du JT de France 3 et que c'est lui qui s'est débrouillé pour obtenir les images.
«Il y avait effectivement des risques»
France 3 a en tout cas lancé une «enquête interne» pour déterminer qui avait fourni ces images. Ce genre de fuite n’était-il pas prévisible, compte tenu du contexte tendu avec
les propositions de Sarkozy sur France Télévisions? «Il y avait effectivement des risques. Le président les connaissait et il est venu quand même, en les assumant», reconnaît Paul Nahon, interrogé par 20 Minutes. (
voir la vidéo de l'accueil houleux du Président par les salariés du service public)
L'UMP n'a pas tardé à réagir. Sur un blog hébergé par 20minutes.fr, Thierry Solère,
le «M. Internet» du parti condamne cette «manipulation» en précisant qu'«Internet ne doit pas être le réceptacle de telles dérives déontologiques, et nous regrettons que les acteurs de ce média se laissent instrumentaliser de la sorte», écrit-il remonté contre cette «manipulation».
Vincent Glad