POLITIQUE - Revendiquant «clarté» et «fidélité aux valeurs», il espère susciter une «dynamique majoritaire»...
Il ne manque plus que François Hollande. Après
Aubry,
Fabius, Moscovici,et
Royal, Bertrand Delanoë a rendu publique ce mardi sa contribution de «clarté» et de «fidélité aux valeurs» en vue du Congrès de Reims du Parti socialiste. Avec pour ambition de susciter une «dynamique majoritaire».
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Le maire de Paris est le premier signataire de
ce texte de 29 pages, intitulé «Clarté, courage, créativité: choisir maintenant pour agir demain». A ses côtés, les fidèles du courant Jospin, comme l'ancien ministre Daniel Vaillant, l'eurodéputé Harlem Désir, mais aussi des anciens partisans de Dominique Strauss-Kahn, comme le maire de Grenoble
Michel Destot, ou les anciens ministres Alain Richard et Catherine Tasca.
Alors que
Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini ont présenté leur contribution, et que Martine Aubry a présenté un texte résolument ancré sur sa région, Bertran Delanoë a appellé le PS à se «prémunir contre une tentation: celle de devenir la coalition des pouvoirs locaux» alors que des barons régionaux ont signé une contribution commune.
«Pas d'adversaire dans le parti»
Pour être rassembleur il précise n'avoir «pas d'adversaire dans le parti» mais «un but: préparer le retour de la gauche au pouvoir». S'il n'a pas déclaré sa candidature à la tête du PS, il prêche pour un «leadership» et non «une direction de transition». Sans toutefois, «désigner dès maintenant notre candidat à la présidentielle», ce qui «n'aurait pas de sens».
Bertrand Delanoë a pris pour cible «le sarkozysme, ce bonapartisme saugrenu au conservatisme agressif». Pour revenir au pouvoir, il propose aux socialistes d'assumer leur «identité». A ses yeux «On ne révèle pas sa modernité en se contentant de dénigrer son propre héritage».
Se revendiquant comme «les héritiers d'une gauche au pouvoir, d'une gauche gestionnaire», il plaide à nouveau pour des alliances «à gauche», estimant que le Modem de François Bayrou «n'est pas à gauche». Le texte préconise des mesures pour la croissance, comme porter le budget de la recherche à 3% du PIB. Il prône une réflexion sur la fusion de l'impôt sur le revenu et la CSG «en un impôt unique progressif» et une taxation du patrimoine «une fois par génération».
Il veut aussi «faire avancer le droit de mourir dans la dignité». Concernant le logement, il ambitionne de «multiplier au moins par cinq» les sanctions financières pour les municipalités ignorant la loi SRU (20% de logements sociaux). Pour les institutions, il propose une «stricte limitation du cumul des mandats».
E.J., avec agence