POLITIQUE – Il rafle le poste de président du groupe UMP-NC, convoité par le centriste Hervé Marseille, qui devient vice-président…
La carrière politique de Jean Sarkozy prend une nouvelle ampleur. Le fils cadet du président de la République a annoncé lundi dans un communiqué qu'il
prenait la présidence du groupe UMP-Nouveau Centre au conseil général des Hauts-de-Seine. Il rafle ainsi le poste au centriste Hervé Marseille qui devient vice-président.
Vote «unanime»
Et Jean Sarkozy, 21 ans, de préciser: «pas une voix n'avait manqué pour valider cette nouvelle organisation», lors d'une réunion de ce groupe lundi.
Dans son communiqué, il a souligné que «nombre de (ses) collègues» du groupe lui avaient demandé de «présenter (sa) candidature», pour tenir compte du fait que le groupe comporte «24 UMP, 3 NC, et 3 DVD». «Il nous est apparu que la gouvernance (...) devait tenir compte de cette répartiton», a déclaré Jean Sarkozy. «C'est la raison pour laquelle j'ai proposé à mon collègue Hervé Marseille d'assumer les fonctions de vice-président du groupe, ce qu'il a accepté», a-t-il dit.
Pas le «poisson pilote de son père»
«C’est un jeune homme libre, de talent, et je ne vois pas en quoi il pourrait être le poisson pilote de son père», a déclaré lundi Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, anticipant les critiques. A la question de savoir si sa candidature à la présidence du groupe UMP avait «pris par surprise» le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian, qui avait laissé entendre à plusieurs reprises qu'il soutiendrait la candidature du NC Hervé Marseille, Paillé a répondu : «en politique, la surprise est généralement porteuse lorsqu'elle est bien menée».
Dans une conférence de presse au conseil général des Hauts-de-Seine, à laquelle Jean Sarkozy n'était pas présent, le secrétaire général de l'UMP et président du conseil général Patrick Devedjian s'est félicité lundi que «l'unité de (notre) groupe ait été préservée, dans une concurrence très légitime». Et Devedjian de souligner que Jean Sarkozy avait «parfaitement le droit d'être candidat», balayant d’une main la polémique naissante sur le rôle éventuel de Nicolas Sarkozy dans cette élection surprise.
Le poste de chef du groupe UMP-NC et apparentés était vacant depuis la démission de l'UMP Jean-Jacques Guillet du conseil général, pour cause de cumul des mandats. Le maire Nouveau Centre de Meudon, Hervé Marseille, était sur les rangs pour prendre sa succession, et Patrick Devedjian, le secrétaire général de l'UMP, avait laissé entendre à plusieurs reprises qu'il soutenait sa candidature. Mais Jean Sarkozy avait ensuite décidé de se présenter, avec le soutien notamment de la vice-présidente du conseil général, Isabelle Balkany, aux relations plutôt mauvaises avec Patrick Devedjian.
«Guerre éclair»
Samedi, une réunion de conciliation au conseil général des Hauts-de-Seine avait permis à Jean Sarkozy et Hervé Marseille de trouver un accord, donnant au premier la présidence et au second la vice-présidence.
«Il y a eu recherche de consensus avec Patrick Devedjian (...), personne n'en sortira meurtri et la majorité sera, elle, confortée au conseil général du 92 (Hauts-de-Seine)», a affirmé Dominique Paillé. Et d’ajouter: «C'est dans une guerre éclair souvent qu'on emporte le morceau». Une leçon bien apprise par Jean Sarkozy.
Avec agence