Martine Aubry et les reconstructeurs veulent échapper au duel Delanoë-Royal

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Publié le 1 juin 2008.

PARTI SOCIALISTE - Excellent ambiance ce dimanche entre les adversaires d'hier, réunis pour trouver une synthèse...

Adversaires d'hier, les amis de Martine Aubry, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg et Dominique Strauss-Kahn se sont retrouvés dans un climat unitaire dimanche à Paris. But de la réunion: débattre et sortir de l’alternative «Ségolène Royal ou Bertrand Delanoe», au cours d'une journée qui a consacré le grand retour de la maire de Lille sur la scène nationale.

Ce «pôle des reconstructeurs», selon l'appellation qu'il s'est donné, veut sortir du duel fratricide entre le maire de Paris et l’ex-candidatye socialiste à la présidentielle, persuadé qu'il déboucherait sur un remake du fratricide congrès de Rennes (1990) entre Lionel Jospin et Laurent Fabius.

Martine Aubry l’emporte à l’applaudimètre

«Nous allons échanger, débattre. Si nous continuons comme on l'a fait aujourd'hui, ce congrès (en novembre, à Reims), nous le gagnerons» car «les Français attendent de nous une autre perspective», a déclaré Martine Aubry, l'ex-numéro deux du gouvernement Jospin en concluant les travaux, très suivis - 1.200 militants sont passés. A l'applaudimètre, elle l'a nettement emporté.

Pour Jean-Paul Huchon, président (strauss-kahnien) de la région Ile-de-France, cette rencontre a été «une vraie réussite. C'est très encourageant», a-t-il dit, en dépit des réticences d'une partie des strauss-kahniens emmenés par Pierre Moscovici. Le député du Doubs a d'ailleurs boudé le déjeuner commun des têtes d'affiche.

Se consacrer au programme

«La question du leadership est essentielle. Mais nous n'avons pas les moyens de la régler d'ici novembre, a affirmé Henri Weber. Donnons-nous le temps de le faire et consacrons-nous au programme», a ajouté l'eurodéputé fabiusien.

Arnaud Montebourg a d’ailleurs présenté les «reconstructeurs, d'abord comme une force d'interposition (...) mais aussi de proposition». Tandis que Laurent Fabius estimait: «C'est ce qu'il y a de plus nouveau au PS depuis bientôt dix ans, et donc, c'est ce qu'il y a de plus utile aux Français.»

Seule ombre à ce tableau idyllique, peu fréquent au PS: Pierre Moscovici, candidat déclaré à la direction du parti, est tout sauf enthousiaste devant une alliance qui risque d'apparaître, selon lui, comme «un cartel des non à Ségolène Royal et Bertrand Delanoë». Songeant notamment à ce dernier, il reste partisan d'«une synthèse de tous ceux qui pensent la même chose».
C. L. avec agence
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