POLITIQUE – Un choix à la quasi unanimité, selon le président du groupe à l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault…
Les députés socialistes ne voteront pas le projet de loi sur la
réforme des institutions en première lecture à l'Assemblée nationale.«Nous sommes restés fidèles à nos idées, mais le gouvernement ne nous a pas donné ce que nous avions demandé. Et pourtant nous avions demandé gentiment», ironise le député Arnaud Montebourg, joint par 20minutes.fr avant le début du vote. Il avait appellé à un «
compromis bipartisan» sur la réforme constitutionnelle. «Ce n'est pas fini, mais en l'état nous ne sommes pas d'accord», résume-t-il.
Les députés se sont mis d’accord mardi, à la quasi unanimité, selon l’AFP qui cite des sources proches du président du groupe à l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault. Lundi, l
'Assemblée a modifié l'article 16 de la Constitution, qui accorde les pleins pouvoirs au chef de l'Etat.
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Ce vote interne a été obtenu lors d'une réunion du groupe socialiste à l'Assemblée. Tous les participants à cette réunion ont voté contre le texte, y compris des signataires de l'appel en faveur de la réforme, lancé la semaine dernière dans «Le Monde» par 17 députés PS (Manuel Valls, Didier Migaud...), selon l’AFP. Seuls deux députés PS (Gaëtan Gorce et Martine Lignières-Cassou) se sont abstenus. Le vote solennel sur le texte devrait avoir lieu mardi prochain.
Une façon de faire pression sur le gouvernement et la majorité pour tenter d'obtenir une réponse favorable aux préalables qu'ils ont posés (mode de scrutin des sénateurs, décompte du temps de parole du président dans les médias audiovisuels...). Les élus PCF et Verts devraient eux aussi voter contre le texte à l'Assemblée nationale.
Avec agence