L'Assemblée autorise le Président à venir devant le Congrès

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Publié le 26 mai 2008.

POLITIQUE - Les députés examinent le projet de loi de réforme des institutions...

L'Assemblée nationale a autorisé ce lundi, dans le cadre du projet de réforme des institutions, le président de la République à venir s'exprimer devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.

Tous les députés de gauche ont voté contre, de même qu'une partie des élus UMP.

>> Pour savoir ce qui a déjà été voté ou rejeté par les députés dans le cadre de la réforme des institutions, cliquez ici

Les députés ont modifié le projet de loi initial, qui prévoyait d'accorder un droit d'expression du chef de l'Etat devant le Congrès ou devant l'une ou l'autre des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat). Aucune périodicité pour sa prise de parole devant le Congrès n'est stipulée.

Selon le texte voté à l'initiative du président UMP de la commission des Lois Jean-Luc Warsmann, le discours du président devant le Congrès sera suivi d'un débat sans vote, en dehors de la présence du chef de l'Etat.

Une série d'amendements avaient été déposés par chacun des groupes de gauche pour ne pas autoriser le chef de l'Etat à s'exprimer devant le Parlement. Des amendements identiques étaient défendus par des députés UMP, notamment François Goulard, Bernard Debré et Jacques Myard. Il ont tous été rejetés.

«L'obliger à rester l'obligerait à répondre»

Un amendement de François Bayrou (MoDem) et un autre du Nouveau Centre demandant que le débat ait lieu en présence du chef de l'Etat ont également été rejetés.

«L'obliger à rester l'obligerait à répondre», a estimé Jean-Luc Warsmann. «Or, on ne change pas l'équilibre des institutions, on les modernise».
Avec agence
Interdit de Parlement depuis 1875  Le Président n’a pas le droit de s’exprimer devant le Sénat et l’Assemblée nationale depuis les débuts de la IIIe République, en 1875.

A l’origine de cette interdiction, un conflit entre la chambre des députés, majoritairement monarchiste, et le président Adolphe Thiers, républicain convaincu. Il y eut d’abord une restriction draconienne des prises de parole du chef de l’Etat dans l’hémicycle, en 1873. Deux ans plus tard, les lois constitutionnelles ont totalement écarté cette possibilité. L’interdiction est actuellement toujours en vigueur (article 18 de la Constitution de 1958).
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