Fabius juge «surréaliste» le débat sur le libéralisme au PS

PS L'ancien Premier ministre a jugé «tout à fait surréaliste» le débat sur le libéralisme au sein du Parti socialiste voyant "un peu de tactique" dans l'affrontement à ce sujet entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal.

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L'ancien Premier ministre Laurent Fabius a jugé lundi "tout à fait surréaliste" le débat sur le libéralisme au sein du Parti socialiste voyant "un peu de tactique" dans l'affrontement à ce sujet entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal.

L'ancien Premier ministre Laurent Fabius a jugé lundi "tout à fait surréaliste" le débat sur le libéralisme au sein du Parti socialiste voyant "un peu de tactique" dans l'affrontement à ce sujet entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal. — Eric Feferberg AFP/Archives

L'ancien Premier ministre Laurent Fabius a jugé lundi «tout à fait surréaliste» le débat sur le libéralisme au sein du Parti socialiste. A ses yeux, il y a «un peu de tactique» dans l'affrontement à ce sujet entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal. «C'est assez surréaliste parce que j'ai cru comprendre jusqu'à maintenant que Bertrand Delanoë et Ségolène Royal avaient les mêmes positions sur le sujet», a déclaré Laurent Fabius sur RMC.

>> De son côté, Jack Lang ne «s'interdit rien»...

Selon le député de Seine-Maritime, «le débat doit porter sur des questions de fond (...) plutôt que d'inventer des oppositions qui sont un petit peu factices». Selon lui, «la vraie question, c'est de savoir si les socialistes sont capables de répondre aux problèmes sociaux et aux problèmes économiques qui se posent aujourd'hui», a-t-il dit.

«Pugilat»

Souhaitant éviter«ce pugilat» entre Ségolène Royal et Bertrand Laurent Fabius ne pense pas «que ce soit une bonne chose qu'on nomme à la tête du PS quelqu'un qui automatiquement sera candidat en 2012». Il a rappelé qu'il n'était pas candidat à la direction du PS mais qu'il «n'écartait rien» pour la présidentielle. Laurent Fabius «soutient plutôt les reconstructeurs, c'est-à-dire des hommes et des femmes qui n'ont pas envie de se situer dans une espèce de pugilat ou de duel».

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