POLITIQUE – C'est officiel: les hostilités sont lancées en vue de la bataille pour le leadership au PS...
C'est officiel: les hostilités sont lancées en vue de la bataille pour le leadership au PS. Ségolène Royal a qualifié samedi de «totalement incompatible» le credo à la fois «libéral et socialiste» développé par Bertrand Delanoë dans son livre «
De l'audace».
«Bertrand Delanoë a déclaré “je n'ai pas envie de pouvoir“», a dit l'ex-candidate à la présidentielle, interrogée par l'AFP alors que le maire de Paris et ses amis
s'étaient réunis à la Mutualité pour une journée de travail. «Ca tombe rudement bien, parce que moi, si», a dit Mme Royal. «J'ai envie de pouvoir agir, avec beaucoup d'autres, pour produire et distribuer autrement les richesses, pour garantir à chacun un avenir meilleur, pour lutter contre les excès insupportables du capitalisme et tout ceci n'a rien de libéral».
«Ma conviction, c'est qu'au XXIème siècle, être libéral et socialiste, c'est totalement incompatible», a asséné la présidente de Poitou-Charentes. Ségolène Royal s'est dite le 16 mai candidate à la succession de François Hollande, poste que pourrait lui aussi briguer Delanoë, même s'il ne s'est pas ouvertement déclaré samedi.
«Il va y avoir tentative de caricature, ça c'est sûr»
Soutien de Delanoë, Elisabeth Guigou a réagi à la déclaration de Mme Royal, en estimant que «le libéralisme politique, c'est notre histoire. On doit s'inscrire dans notre histoire et notre civilisation. On ne peut pas bâtir un nouveau Parti socialiste, si on ne se considère pas comme les maillons d'une chaîne». «En même temps, on ne veut pas tout marchandiser. Je fais la part des choses», a-t-elle estimé.
«Il va y avoir tentative de caricature, ça c'est sûr», a poursuivi l'ex-ministre de Lionel Jospin. Ségolène Royal «a le droit de ne pas assumer l'héritage du libéralisme politique. C'est son droit absolu, mais au moins discutons-en», a conclu Mme Guigou.
Avec agence