POLITIQUE-SPECTACLE – Le Président a piqué une colère contre un travailleur imaginaire lors d’une visite à Orléans…
«Libération» qui défend Nicolas Sarkozy, ce n'est pas fréquent. Jean Quatremer, correspondant du quotidien à Bruxelles, est pourtant monté au créneau jeudi pour défendre Nicolas Sarkozy accusé de vulgarité par le «Nouvel Observateur».
Sur son blog, Jean Quatremer démonte point par point un indiscret de l'hebdomadaire. Dans une brève, le «Nouvel Obs» expliquait que le Président avait encore bien du mal à se faire au style présidentiel. Pour preuve, il se serait lâché dans une entrevue avec des journalistes à Bruxelles: «Putain les mecs, il fait chaud, on se fout sur la terrasse!» ou encore un délicat «Rien à foutre, de toute manière, ce ne sont que des connards qui posent des questions à la con…» adressé aux journalistes.
«Comment rester muet?»
Le scoop du «Nouvel Obs» est croustillant… mais faux, selon Jean Quatremer qui était présent lors de cette entrevue avec une quinzaine de journalistes français. «Comment rester muet devant un tel mensonge qui nuit à toute la profession : d’une part parce que celui qui a parlé (ou qui a parlé à quelqu’un qui a parlé) a violé le »off», mais surtout parce qu’il a raconté n’importe quoi. C’est exactement de la même eau que
le soi-disant SMS envoyé par Nicolas Sarkozy à son ex-femme». Le «Nouvel Obs» appréciera.
Jean Quatremer rapporte vendredi que le «Nouvel Observateur» a
reconnu son erreur et va publier un rectificatif: «Si l’entretien informel qu’il a eu, le 5 mai dernier, avec les journalistes spécialistes des questions européennes s’est bien déroulé dans une ambiance relâchée, sa réponse à une question sur les droits de l’homme en Tunisie ne comportait aucun terme de cette nature. Le Nouvel Observateur présente ses excuses à ses lecteurs ainsi qu’à toutes les personnes présentes lors de cette rencontre à l’Elysée».
V.G.