INFO 20MINUTES.FR - Des responsables du Nord, du Pas-de-Calais, travaillent avec les Bouches-du-Rhône pour déposer une contribution contre la «présidentialisation» du congrès.
Nord, Pas-de-Calais, et Bouches du Rhône. Réunies, ces fédérations représentent plus 30.000 militants socialistes. Et elles tapent du poing sur la table. Interrogé par 20minutes.fr, le patron des socialistes du Nord, Gilles Pargneaux, révèle que sa fédération travaille à une contribution commune avec celle du Pas-de-Calais et des Bouches-du-Rhône. Regroupés par leur irritation face à
Delanoë et Royal, accusés de «mettre la charrue avant les bœufs», ils veulent «s’en tenir au calendrier fixé par
François Hollande», dont ils sont proches. «Il est sur la même longueur d’onde», affirme Gilles Pargneaux.
Ne pas «présidentialiser le congrès»
Parmi les personnalités «intéressées» par la démarche se trouve le président du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais Daniel Percheron. Du côté des Bouches-du-Rhône, le président du Conseil général
Jean-Noël Guérini, fait partie des noms évoqués par Gilles Pargneaux, tout comme le premier secrétaire du PS du département, Eugène Caselli.
>> Voir aussi le blog collectif de la rénovation du PS.
Plus étonnante est la mention de Patrick Menucci, proche de Ségolène Royal, mais qui partagerait le même diagnostic: «nous avons trouvé inopportun que des personnalités présidentialisent le congrès en se déclarant candidats au poste de premier secrétaire», résume Gilles Pargneaux.
Emile Josselin
Casting: sous la houlette de l'ancien premier ministre Pierre Mauroy, de très nombreux responsables nordistes de premier plan s'associent à la contribution: on y retrouve le président du Conseil général
Bernard Derosier, le vice-président de la région, Bernard Roman, ou encore le maire de Roubaix René Vandierendonck.
En revanche pas de Martine Aubry pour le moment,
qui a annoncé hier qu'elle allait présenter son propre texte. Mais «elle participe aux réunions», indique Gilles Pargneaux.