PORTRAIT - Qui est le nouveau secrétaire général de l'UMP?...
On dit qu’il est l’un des rares au gouvernement à avoir la cote auprès de Nicolas Sarkozy. Preuve en est, Xavier Bertrand
vient d'être nommé secrétaire général de l’UMP par intérim et devrait être confirmé dans cette fonction en janvier prochain. Un signe tangent de la confiance que lui accorde le chef de l’Etat,
qui voit en lui un potentiel Premier ministre. Voire un prochain candidat en 2017.
Cet ancien agent d’assurances originaire de Champagne-Ardenne, 43 ans et qui n’a pas étudié dans les grandes écoles, a su gagner la confiance de ses mentors politiques par son sérieux et son efficacité. Dans la majorité, il connaît une ascension fulgurante après avoir été élu député de l’Aisne en 2002. Chargé de présenter aux Français la réforme des retraites en 2003, il est alors perçu comme un fidèle de Jean-Pierre Raffarin et de Jacques Chirac. Remarqué, il entre au gouvernement en 2004 en tant que secrétaire d’Etat à l’Assurance-maladie.
Un chiraquien devenu sarkozyste
En mai 2005, il monte en grade en devenant ministre de la Santé sous Dominique de Villepin. Mais en novembre 2006, cet agent chiraquien annonce soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République pour devenir, en janvier, porte-parole du candidat. Très médiatique, il quitte le gouvernement en mars pour se lancer à corps perdu dans la campagne. Avec succès. En mai 2007, il est nommé ministre du Travail, des relations sociales et de la solidarité. Un poste sensible qui le place à la tête des négociations avec les syndicats sur le dossier sensible de la réforme des régimes spéciaux de retraites. Une épreuve dont il sort renforcé en décembre.
Une figure incontournable de la droite française
Quand le chef de l’Etat crée la polémique sur le dossier de la laïcité qu’il souhaite voir «ouverte», Xavier Bertrand servira de caution laïque de l’exécutif
en assumant son appartenance à la loge maçonnique du Grand Orient.
Réélu dès le premier tour des municipales à Saint-Quentin, Xavier Bertrand a su s’imposer comme l’une des figures incontournables de la droite française. Ambitieux, il n’est toutefois pas très populaire auprès de ses petits camarades du gouvernement qui l’accusent de jouer solo. Le «gros Bertrand» — comme ils l’appellent parfois — ne pourra pas compter que sur des amis rue de la Boétie, siège de l’UMP à Paris. A commencer par Jean-François Copé et Brice Hortefeux,
ses rivaux de toujours.
C. F. (avec agence)