Anne-Marie Idrac, la pro des transports

PORTRAIT Qui est la nouvelle secrétaire d'Etat au Commerce extérieur?

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La présidente de la SNCF Anne-Marie Idrac a annoncé jeudi un programme en trois ans destiné à "améliorer la qualité du service" des trains régionaux (TER, Transilien et certains Corails), empruntés par 3 millions de personnes chaque jour et dont le trafic est en constante augmentation (+9% en 2006).

La présidente de la SNCF Anne-Marie Idrac a annoncé jeudi un programme en trois ans destiné à "améliorer la qualité du service" des trains régionaux (TER, Transilien et certains Corails), empruntés par 3 millions de personnes chaque jour et dont le trafic est en constante augmentation (+9% en 2006). — Mehdi Fedouach AFP/Archives

Anne-Marie Idrac, 56 ans, nommée mardi secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, est une ancienne élue UDF des Yvelines et une spécialiste des transports, en particulier franciliens. Tout juste débarquée de la SNCF qu'elle dirigeait, elle retrouve des fonctions gouvernementales après avoir secrétaire d'Etat aux Transports de 1995 à 1997. Première femme à la tête de la compagnie ferroviaire, Anne-Marie Idrac a aussi dirigé la RATP.

Née le 27 juillet 1951 à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), fille du sénateur et ministre MRP André Colin, elle a suivi le parcours classique des élites républicaines: droit, Sciences politiques, Ecole nationale d'administration, avant de fréquenter les cabinets ministériels de droite (Equipement en 1974, Environnement en 1979, Urbanisme et Logement en 1980).

Une juppette qui dure

Directeur des Transports terrestres au ministère de l'Equipement de 1993 à 1995, sous le gouvernement Balladur, elle est nommée en 1995, secrétaire d'Etat aux Transports du gouvernement Juppé et sera l'une des rares «juppettes» maintenues dans le deuxième cabinet Juppé.

Après la dissolution de 1997, Anne-Marie Idrac est élue députée UDF des Yvelines, puis l'année suivante, conseillère régionale d'Ile-de-France. Elle fut aussi porte-parole de François Bayrou pendant sa campagne présidentielle de 2002, avant de s'éloigner du dirigeant centriste.

Après 2002, elle prend la tête de la RATP puis de la SNCF. L'occasion pour elle de froisser aussi bien les syndicats que Nicolas Sarkozy, en s'opposant publiquement à son projet de service minimum.

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