Front National: Pour Jean-Marie Le Pen, changer le nom du parti serait une «véritable trahison»

MILITANT Il dénonce notamment le caractère « pathologique » de l’acharnement de sa fille…

20 Minutes avec AFP

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Jean-Marie Le Pen à Versailles le 11 décembre 2017.

Jean-Marie Le Pen à Versailles le 11 décembre 2017. — Philippe LOPEZ / AFP

Il était resté silencieux depuis que Marine Le Pen a annoncé vouloir changer le nom du Front National. Jean-Marie Le Pen a estimé ce mercredi que « l’abandon du nom » du FN, souhaité par sa fille, serait « une véritable trahison » des militants et électeurs du parti.

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« L’abandon du nom Front National, en tout état de cause, serait plus qu’une faute, une véritable trahison des militants et des électeurs qui depuis 45 ans supportent le FN », a jugé sur Twitter le co-fondateur du parti d’extrême droite.

« L’acharnement de Marine Le Pen à vouloir supprimer la présidence d’honneur et le nom du Front National a un caractère pathologique », a poursuivi Le Pen, en conflit ouvert avec sa fille depuis plusieurs années.

« On peut légitimement douter des résultats de la consultation qui, selon les sources, sont majoritairement hostiles à ces changements », a-t-il encore écrit.

Un changement de nom qui n’est pas confirmé

Cette question faisait partie du questionnaire envoyé aux 51.000 adhérents à jour de cotisation, en vue du Congrès, prévu les 10 et 11 mars à Lille. Marine Le Pen avait plaidé ce dimanche dans l’Orne en faveur de ce changement de nom. Aura-t-il lieu ? « Probablement. Je l’espère », a répondu ce mercredi matin Sébastien Chenu, interrogé sur BFMTV. « Dans notre organisation, notre mode de fonctionnement, il faut tout revoir », a-t-il tranché.

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Invité sur LCP, le député apparenté FN du Gard Gilbert Collard a, lui, exprimé son opposition au changement : « Je suis très paradoxal. J’ai été le premier à dire qu’il fallait changer de nom. Et puis maintenant j’en arrive à me dire que ça ne servira strictement à rien », a-t-il dit.

« Je pensais que changer de nom favoriserait le processus de dédiabolisation et puis je me rends compte que de toute manière, quel que soit notre nom, même si on s’appelait "la baie des anges", on nous stigmatiserait », a-t-il expliqué.