Quels sont les défis pour les principaux partis politiques en 2018?

POLITIQUE « 20 Minutes » fait le point sur les bonnes résolutions des partis…

T.L.G.

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Vue générale de la première séance des Questions au Gouvernement de la nouvelle Assemblée, au Palais Bourbon, à Paris, le 5 Juillet 2017.

Vue générale de la première séance des Questions au Gouvernement de la nouvelle Assemblée, au Palais Bourbon, à Paris, le 5 Juillet 2017. — SIPA

  • Sous l'impulsion d'Emmanuel Macron, la majorité veut poursuivre les réformes.
  • La France insoumise prépare son opposition dans la rue et les urnes.
  • Marine Le Pen devrait être réélue au Congrès du parti.

C’est la rentrée. Après un peu de vacances et les voeux de début d'année, les politiques se remettent au boulot. Dimanche, Emmanuel Macron a rappelé que la majorité devait « faire ce qui a été promis » pendant la campagne présidentielle. Les partis d’opposition tenteront, eux, de faire entendre leur voix à l’Assemblée et dans la rue. 20 Minutes fait le point sur les enjeux politiques, parti par parti, de cette nouvelle année.

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La République en marche : Poursuivre les réformes

Lors de ses vœux, Emmanuel Macron a promis que les « transformations profondes » allaient se poursuivre en 2018 « avec la même force et le même rythme ». Le président a évoqué notamment un « grand projet social » à venir.

Les parlementaires de la République en marche devraient également voter d’autres réformes attendues : celles de l’Etat et de la Constitution qui vise à supprimer la Cour de justice de la République et à réduire d'un tiers le nombre de parlementaires. Autres débats, plus épineux, le projet de loi sur l’immigration et le droit d’asile, prévu en février, qui devra respecter une « ligne d’humanité et d’efficacité » selon Emmanuel Macron et le dossier Notre-Dame-des-Landes, d’ici fin janvier.

Les Républicains : Wauquiez veut « construire une nouvelle droite »

« Je veux reconstruire la parole de la droite. Nous avons perdu, nous avons beaucoup déçu, nous avons parfois écœuré les Français », a lancé Laurent Wauquiez dans une vidéo publiée dimanche sur Twitter. Le nouveau patron des Républicains entend « construire une nouvelle droite avec de nouveaux visages, une nouvelle génération » et compenser ainsi  les départs de certains cadres.

Après avoir constitué son équipe rapprochée, le président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes dévoilera en janvier son «shadow cabinet», son contre-gouvernement. Une vingtaine de secrétaires nationaux sera nommée dans des domaines ministériels. Le président LR a fixé plusieurs axes d’attaques contre l’exécutif : la défense des « classes moyennes et des retraités face à la hausse de la CSG », la « défense de nos valeurs de laïcité face au communautarisme et aux attaques du terrorisme », et l’immigration.

La France insoumise : Dans les urnes et dans la rue

Jean-Luc Mélenchon a commencé son année en torpillant Emmanuel Macron et son « discours amphigourique » du 31 décembre. Fin octobre, le leader de La France insoumise reconnaissait une première victoire au chef de l’Etat, mais le député disait vouloir « reprendre le point » en 2018.

« Si Emmanuel Macron croit que la vie est un perpétuel Pont d'Arcole, il se trompe […] On voit partout l’épuisement, les gens qui ne disent rien, mais sont au bord du burn out. Il y a quelque chose qui bout sous le couvercle », indiquait le député à la Provence fin décembre. Les insoumis espèrent mobiliser la rue contre la réforme de l’assurance-chômage et la sélection à l’université. LFI entend également remporter des postes dans les différentes élections partielles à venir. « Nous serons candidats partout ! », avait prévenu Jean-Luc Mélenchon.

Le Front National : Un Congrès pour légitimer Marine Le Pen

Les frontistes veulent oublier définitivement la déception de la présidentielle. Fragilisée après un débat d’entre-deux-tours raté et le départ des Patriotes, Marine Le Pen pourrait retrouver le sourire lors du 16e congrès du parti, prévu les 10 et 11 mars à Lille. « 2018, année sans élection, sera pour nous une année de travail, de remise en ordre et de refondation », a indiqué la patronne du FN, qui sera seule candidate, dans une vidéo postée dimanche sur Twitter.

d'un changement de nom du mouvement pourrait être remis sur le tapis. Pour le reste, les frontistes prépareront d’éventuelles alliances pour les prochaines échéances électorales, les Européennes de 2019. « Nous serons unis pour gagner et construire cette nouvelle Europe qu’attendent les peuples épris de leur souveraineté et les citoyens amoureux de leur liberté », a-t-elle indiqué.

Le Parti socialiste : Relever le cadavre

Laminé aux législatives, le Parti socialiste veut relever la tête. François Kalfon, membre de la direction collégiale, a annoncé il y a quelques jours « qu’en 2018 », il y aurait de nouveaux « leaderships » au PS, citant les noms de Luc Carvounas et Najat Vallaud-Belkacem. Pour le moment seul le député est un candidat déclaré. Mais l’ancienne ministre est pressentie pour se lancer.

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Le Conseil national a fixé au 29 janvier la date de dépôt des « motions », ces textes d’orientation dont le premier signataire est appelé à prendre la tête du parti. Le vote sur le nom du premier secrétaire aura lieu le 29 mars. Le Congrès, prévu les 7 et 8 avril à Aubervilliers, devrait fixer la ligne du parti, divisé entre opposition et soutien à la majorité.