Pourquoi Nicolas Hulot a boudé la séance de clôture des états généraux de l'alimentation

POLITIQUE Il a brillé par son absence lors de la clôture des Etats généraux de l’alimentation…

A.B. avec AFP

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Nicolas Hulot le 30 novembre dernier dans les locaux des Nations Unies à Genève.

Nicolas Hulot le 30 novembre dernier dans les locaux des Nations Unies à Genève. — FABRICE COFFRINI / AFP

Une petite mise au point. Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a assuré vendredi être « 100 % en phase » avec Edouard Philippe sur le dossier des Etats généraux de l’alimentation, en sortant d’un entretien avec le Premier ministre à Matignon.

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Alors que ce dernier présentait jeudi soir un projet de loi sur les relations commerciales censé équilibrer les relations commerciales entre distributeurs, transformateurs et agriculteurs en conclusion de ces Etats généraux, le ministre de la Transition écologique a brillé pas son absence. Au Monde, il a expliqué : « Ce n’est pas un psychodrame, je considère que les conclusions ne sont pas à la hauteur de la qualité du travail extraordinaire et des propositions qui ont été faites dans les ateliers. Je ne vais donc pas aller faire le beau ou aller dire dans un micro que le compte n’y est pas ». « Je pensais que c’était trop tôt pour ce qui me concerne pour conclure un processus​ dont il faut poursuivre l’accompagnement. Et je dis halte aux tragédies politico-médiatiques, mon absence n’est pas du tout une marque de désintérêt », a-t-il encore précisé ce matin.

Sa démission : « un fantasme médiatique »

Et de poursuivre : « Je veux clarifier la situation parce que parfois la communication m’échappe un peu et elle ne correspond pas vraiment à la réalité », a expliqué Nicolas Hulot, assurant par ailleurs que l’hypothèse de sa démission était « un fantasme médiatique ». Les Etats généraux de l’alimentation sont « un processus constructif » mais « il y a encore beaucoup de travail », a déclaré vendredi Nicolas Hulot.

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