POLITIQUE – En visite à Toulon, le chef de l’Etat a dde nouveau plaidé pour une politique de quotas…
Relativement discret depuis le début de la campagne
municipale, Nicolas Sarkozy n’a prévu qu’un seul déplacement, à Toulon (où Hubert Falco a été réélu dimanche), dans l’entre-deux tours. Le chef de l’Etat y est venu défendre sa politique d'immigration «maîtrisée», préférant ainsi aborder un thème national plutôt que s’aventurer sur le terrain des enjeux des municipales.
Quotas et répression
«Je dénie le droit à un certain nombre de donneurs de leçons de dire que, parce qu'on dit "politique d'immigration maîtrisée", on serait raciste. Ce procès-là, il est inadmissible», a-t-il lancé au cours d'une table ronde avec des Français d'origine étrangère qui ont présenté leur parcours d'intégration, faisant valoir que cette politique était nécessaire «pour bien recevoir ceux qu'on reçoit». «La France ne peut pas accueillir tout le monde», mais «la France doit accueillir ceux qui sont persécutés à travers le monde», a déclaré le chef de l'Etat dans cette ville qui fut administré par le Front national entre 1995 et 1999 (date à laquelle Jean-Marie Le Chevallier, élu sous l'étiquette frontiste, quitte le FN).
Accompagné du ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, Nicolas Sarkozy a de nouveau plaidé pour des quotas d’admission, «par métier et par zone géographique» sur le sol français. «Il n'est pas anormal que la société française fasse venir ceux et celles dont elle a besoin», a-t-il estimé le chef de l'Etat. Une idée actuellement examinée par une
commission présidée par Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel. Le président de la République a également dit son souhait de mettre en place une «législation sur les droits des étrangers» et de réprimer davantage ceux qui «emploient des clandestins».
A cinq jours du deuxième tour des municipales et dans une ville voisine de Marseille où la droite est en difficulté, Nicolas Sarkozy a donc opté pour un thème toujours porteur pour son parti. Son intervention jouera-t-elle sur les enjeux locaux et le scrutin de dimanche?
Sa. C. avec agence