Droit du travail: La réforme «ne crée pas mécaniquement de l’emploi», prévient Pénicaud

EMPLOI La ministre a toutefois indiqué que les investisseurs avaient repris confiance après la ratification de la réforme à l’Assemblée…

C. Ape.

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Muriel Pénicaud à l'Elysée, le 4 octobre 2017.

Muriel Pénicaud à l'Elysée, le 4 octobre 2017. — PDN/SIPA

La première grande réforme sociale du quinquennat a franchi une étape cruciale à l'Assemblée, avec la ratification à une très large majorité des ordonnances réformant le Code du travail, après un baroud des groupes de gauche.

L’annonce des résultats - 463 voix pour, 74 contre et 20 abstentions - a été applaudie mardi debout par la majorité, qui n’a eu de cesse de mettre en avant sa « confiance » dans le dialogue social, comme la ministre du Travail Muriel Pénicaud, ex-DRH.

Pas d’emplois « créés mécaniquement »

Interrogée par BFMTV, la ministre s’est félicitée du symbole véhiculé par cette réforme, notamment auprès des investisseurs étrangers. Ils estimaient en effet « qu’il y avait trop de problèmes, notamment l’impôt sur les sociétés - qui va baisser - et le Code du travail. Et aujourd’hui, on a beaucoup de signaux qui montrent que les investisseurs ont repris confiance », a-t-elle expliqué.

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Toutefois, Muriel Pénicaud a tenu a rappelé que cette réforme, n’allait pas « créer mécaniquement de l’emploi. C’est la réforme du Code du travail mixée avec la réforme des compétences » qui en crée, a-t-elle prévenu.

Et la ministre de rappeler : « aujourd’hui, les entrepreneurs veulent y aller mais ils ne trouvent pas les compétences. C’est normal que des réformes en profondeur mettent du temps à produire leur plein effet ». Quant aux ordonnances, « cela va s’amplifier avec le temps mais c’est plutôt dans 18 mois que l’on va commencer à voir les effets. Je n’attends pas des effets totalement spectaculaires en 2018. »