LREM: Christophe Castaner n'exclut pas de rester ministre une fois patron du parti

DOUBLE CASQUETTE Il doit être « élu » ce samedi par les adhérents du parti qui a porté au pouvoir Emmanuel Macron…

20 Minutes avec AFP

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Christophe Castaner lor de son dernier point presse en tant que porte-parole du gouvernement le 15 novembre 2017 à l'Elkysée.

Christophe Castaner lor de son dernier point presse en tant que porte-parole du gouvernement le 15 novembre 2017 à l'Elkysée. — Ludovic MARIN

Christophe Castaner, qui doit être élu ce samedi patron de La République en Marche ( LREM), n’a pas exclu ce mercredi de rester en même temps au gouvernement, estimant que les ministres étaient aussi des hommes politiques.

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Lors du compte rendu du conseil des ministres, il a implicitement reconnu qu’il s’agissait de sa dernière intervention en tant que porte-parole du gouvernement. Ce jour « a pour moi une saveur forcément particulière », a-t-il déclaré en préambule.

Mais il n’a pas voulu indiquer s’il resterait au gouvernement, où il occupe également le poste de secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement. Un mini-remaniement devrait être annoncé peu après son élection comme délégué général de LREM, pour laquelle il est le seul candidat.

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« La question de l’avenir de Castaner au gouvernement se posera » à ce moment-là, a commenté l’Elysée. Interrogé sur la compatibilité entre le portefeuille des Relations avec le Parlement et la direction du parti présidentiel, Christophe Castaner a refusé de se prononcer, tout en soulignant que les ministres « sont évidemment » des hommes politiques.

« Il ne faut pas penser qu’être ministre serait être désincarné »

« Parfois comme porte-parole j’ai donné des coups de griffe » à des responsables politiques, et « j’assume des relations de franchise et de confiance avec les présidents de groupe ». « Il ne faut pas penser qu’être ministre serait être désincarné », a-t-il lancé. A propos de la liste de candidats au bureau exécutif de LREM qui semble avoir sa préférence (la n°4), il a assumé le fait que le chef du parti puisse « choisir son équipe », comme dans une entreprise. De même « le président de la République ou le Premier ministre ne sont pas asexués » et « choisissent les membres de leur gouvernement », a-t-il noté.

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« Vous choisissez une équipe, elle vous est rarement imposée. Dans une entreprise c’est un peu la même chose », a-t-il poursuivi. Mais il fallait néanmoins plusieurs listes en compétition, car « ça s’appelle la démocratie ». « Imaginez qu’un responsable dise qu’il ne faut qu’une seule liste ! », a-t-il fait valoir.

Des adhérents de LREM critiquent un manque de démocratie au sein du parti et une centaine d’entre eux ont décidé de claquer la porte à l’occasion du « Conseil » qui se tiendra samedi à Lyon. Ces accusations viennent s’ajouter aux critiques suscitées par l’adoubement par Emmanuel Macron de Christophe Castaner.