VIDEO. DSK: Macron, Trump, le PS... A Marrakech, l'ancien patron du FMI sort de son silence

MAROC DSK s’exprimait en marge d’une conférence mondiale sur « L’Amérique et le monde un an après l’élection de Trump »… 

Manon Aublanc

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DSK en Ukraine, le 11 septembre 2015.

DSK en Ukraine, le 11 septembre 2015. — Efrem Lukatsky/AP/SIPA

Certains attendaient cette prise de parole depuis longtemps. Retiré de la vie politique depuis 2011, DSK est sorti de son silence ce samedi, en marge de la World Policy Conference à Marrakech au Maroc où il réside, selon une vidéo partagée par le JDD.

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Interrogé par un journaliste anglo-saxon, Dominique Strauss-Kahn a livré son opinion sur Emmanuel Macron, Donald Trump ou encore l’avenir du Parti socialiste.

« Je voudrais qu’il soit de gauche et de droite »

« Macron, il n’est ni de gauche ni de droite. Je voudrais qu’il soit de gauche et de droite », a d’abord expliqué DSK, avant de livrer un constat plutôt positif sur le président français : « Je crois que c’est une bonne chose que par moments, comme le fait Macron, parce que c’est l’intérêt du pays, les deux (gauche et droite, ndlr) puissent travailler ensemble ».

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« Si Emmanuel Macron saisit bien sa chance, il peut faire en cinq ans beaucoup de changements en France qui n’ont pas existé pendant les trente précédentes années », a expliqué l’ancien patron du FMI.

« Le temps est venu de renouveler le centre-gauche français »

Alors que le journaliste lui demandait si le Parti socialiste peut avoir un avenir, DSK a livré une réponse sans équivoque : « Non, je crois qu’il n’y en a pas et je crois que c’est une bonne chose. Le temps est venu de renouveler le centre-gauche français. »

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L’ancien homme politique de gauche suggère à la création d’une nouvelle force pour renouveler la gauche française : « L’élection d’Emmanuel Macron a créé une sorte de tremblement de terre dans la politique française. Ce parti qui est le mien, je le dis avec un petit peu de tristesse, mais c’est comme ça, n’a pas su accompagner la mondialisation, se transformer quand le monde se transformait. Il est temps qu’il disparaisse et qu’une autre force, peut-être avec une partie des mêmes membres, apparaisse », a-t-il détaillé.

« Les États-Unis ont élu un homme qui ne me semble pas adapté à cette tâche »

L’ancien candidat à la primaire socialiste a expliqué qu’il était « délicat pour un étranger de faire un commentaire sur un chef d’Etat qui n’est pas le sien » tout en avouant son « pessimisme » face au président américain : « Je suis inquiet de la façon dont les États-Unis ont élu un homme qui ne me semble pas adapté à cette tâche », a-t-il dit.

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« Je ne crois pas obligatoirement qu’il faille toujours avoir des politiciens. Il peut y avoir des gens qui viennent de la société civile pour gouverner un pays. Mais à ce moment-là, il faut quand même respecter les règles, les codes, le fonctionnement de la vie politique, ce que Trump ne fait pas », avant de conclure : « Je pense que ça peut finir de façon assez dangereuse ».