Nouvelle-Calédonie: Accord pour un référendum sur l'indépendance

POLITIQUE Edouard Philippe l'a annoncé après neuf heures de négociations...  

20 Minutes avec AFP

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Edouard Philippe à Matignon.

Edouard Philippe à Matignon. — CHAMUSSY/SIPA

Les différentes parties calédoniennes et le gouvernement sont parvenus jeudi soir à « un accord politique » sur les principaux points de l’organisation du référendum de 2018 sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, a indiqué Edouard Philippe à l’issue du Comité des signataires de l’accord de Nouméa à Matignon.

« Nous avons ce soir un accord politique et, peut-être au-delà de cet accord politique, nous avons une confiance. C’est au moins aussi important », s’est félicité le Premier ministre.

11.000 personnes supplémentaires sur la liste électorale spéciale

Au terme de neuf heures de discussions, les parties se sont notamment mises d’accord sur l’inscription d’office de quelque 11.000 personnes supplémentaires sur la liste électorale spéciale pour la consultation, qui doit avoir lieu au plus tard en novembre 2018.

La question des bureaux de vote décentralisés, celle des procurations et celle de la présence d’observateurs au cours des opérations électorales de l’année prochaine ont également été discutées. « Sur l’ensemble de ces points, nous avons pu aboutir à un accord politique », a annoncé le Premier ministre.

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« C’est un accord politique important car au regard d’une liste électorale spéciale qui compte aujourd’hui environ 158.000 électeurs, dont 70.000 personnes de statut civil coutumier, il conditionne la capacité d’accès à la consultation d’environ 7.000 personnes de droit coutumier supplémentaire et d’environ 4.000 personnes de statut civil de droit commun », a-t-il indiqué.

Une consultation « loyale et incontestable »

Quelle que soit sa traduction juridique, « le gouvernement veillera, comme l’ensemble des parties, à ce qu'(elle) respecte scrupuleusement le cadre de l’accord politique auquel nous sommes parvenus, car il nous lie tous », a-t-il poursuivi.

Selon Philippe, cet accord est « le point de départ » pour une consultation « loyale et incontestable ». Le Premier ministre se rendra fin novembre en Nouvelle-Calédonie, « l’occasion de faire le point avec les partenaires sur les travaux qui doivent se poursuivre » sous la responsabilité du haut-commissaire sur le territoire. La question de la composition du corps électoral était en tête de l’ordre du jour de ce 16e Comité des signataires des accords de Nouméa de mai 1998.