C'est l'épilogue d'un débat qui aura duré plusieurs semaines. Les députés ont voté ce vendredi, par 77 voix contre 19, la mesure la plus controversée du projet de budget 2018, la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la seule fortune immobilière (IFI).

Au terme d’une journée de débats de fond, passionnés mais sans esclandre après des semaines de polémique, la majorité LREM-MoDem, mais aussi LR et les Constructifs ont voté pour l’article 12 du projet de loi de finances. La droite, elle, a cependant regretté que l’ISF n’ait pas été « supprimé intégralement ».

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Les trois groupes de gauche (Nouvelle gauche, Insoumis et communistes) ont voté contre, dénonçant unanimement « un cadeau aux plus riches ».

L’ISF, payé aujourd’hui par 350.000 foyers au patrimoine net supérieur à 1,3 million d’euros, sera remplacé par un nouvel impôt, au même seuil et même taux mais réduit au patrimoine immobilier, excluant actions, obligations, assurance vie etc.

Un manque à gagner de plus de trois milliards d'euros pour l'Etat

Cette réforme devrait entraîner un manque à gagner de près de 3,2 milliards d’euros pour l’État. En 2016, l’ISF a rapporté près de 5 milliards.

Avec ce vote, « un totem idéologique vieux de 35 ans, qui était devenu inefficace et complexe, va tomber », s’est réjoui le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire (LREM, ex-LR).

On ne sait pas combien cette réforme fera économiser aux 100 premiers contributeurs mais ils payaient jusqu’alors 126 millions d’euros par an, a affirmé ce vendredi Bruno Le Maire à l’Assemblée nationale.