POLITIQUE - Le Président a aussi parlé de sa vie privée aux lecteurs du «Parisien»...
Un Président qui tutoie et appelle par leur prénom de parfaits inconnus. Nicolas Sarkozy a eu de nouveau l’occasion de marquer sa rupture avec la fonction présidentielle à la française lundi, lors de son entrevue à l’Elysée avec un panel de lecteurs du
«Parisien».
«Je suis malade depuis quatre jours»
Ces derniers semblent y avoir été sensibles, qui témoignent tous en faveur du style du chef de l’Etat dans les colonnes du quotidien. Les quelques réserves ne portent que sur le fond. Pour parfaire le tableau de l’intimité, l’épouse du Président, qu’il appelle «Carlita» selon le journal, a fait une «timide» apparition.
C’est d’ailleurs dans le salon vert au premier étage, où le couple s’est marié et où Nicolas Sarkozy prend «les grandes décisions» que les lecteurs ont été reçus. Au cours de l’entretien, le chef de l’Etat n’a pas hésité pas à faire quelques confidences sur son mode de vie. On apprend ainsi qu’il a «toujours faim et chaud», qu’il mange du fromage blanc, qu’il a une «hygiène de vie très stricte» et qu’il essaie de «ne pas grossir». Mais le plus difficile, selon lui, est de «résister à la pression et de tenir la barre».
Ce jour-là, le Président est «fiévreux et a les traits tirés», précise «Le Parisien». «Je suis malade depuis quatre jours», confirme l’intéressé. De là à faire un rapprochement avec
son attitude au Salon de l’agriculture il n’y a qu’un pas, que ni le chef de l’Etat ni le quotidien ne franchissent.
«On ne va pas se casser la gueule, tous, là?»
A l’issue de l’entretien, Nicolas Sarkozy «ose» un langage familier : «On ne va pas se casser la gueule, tous, là?» demande-t-il alors qu’il se trouve sur un balcon avec les lecteurs. Ces derniers en oublieraient presque qu’ils sont en compagnie du Président. Comme le rappelle Philippe Ridet dans «
Le Monde» daté de lundi, Nicolas Sarkozy agit «comme si cette fonction était d'abord et avant tout un métier entre tous les autres qui s'offraient à lui: “Je peux faire avocat, je peux gagner de l'argent, avait-il confié un jour. Mais d'abord je fais président.”»
C. F.