VIDEO. «L'Emission Politique»: Ce qu'il faut retenir du passage de Marine Le Pen

RÉSUMÉ La présidente du Front national Marine Le Pen, invitée du programme politique sur France 2, a notamment évoqué l'euro...

Anne-Laëtitia Béraud

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Marine Le Pen, députée, présidente du Front national, à "l'Emission politique" le 19 octobre 2017

Marine Le Pen, députée, présidente du Front national, à "l'Emission politique" le 19 octobre 2017 — Capture écran France 2 Emission politique

  • Marine Le Pen, présidente du Front national, était l’invitée de « l'Emission politique » sur France 2 ce jeudi soir.
  • L’ancienne candidate à la présidentielle a souhaité apparaître comme la première opposante au chef de l'Etat.

Marine Le Pen, députée du Pas-de-Calais, présidente du Front national, était l’invitée de « l’Emission politique » ce jeudi soir sur France 2. Vous avez zappé le programme ? 20 Minutes vous liste les moments forts du programme…

Florian Philippot, l’ex-numéro 2

Interrogée sur les propos de Florian Philippot, l’ex-numéro 2 du parti qui parle d’un « retour en arrière » au FN, Marine Le Pen a nié ce point de vue avant de lancer une pique à son ancien bras droit. « Florian Philippot a tort : le FN ne fait pas un retour en arrière mais un pas en avant. La transformation est profonde, et elle n’est pas terminée. Je crois qu’il ne souhaitait pas cette refondation. Tout le monde n’a pas la force d’âme d’accepter ce processus ».

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Augmentation de 2.000 euros de sa rémunération

La présidente du Front national Marine Le Pen a nié avoir vu son salaire augmenter de 2.000 euros, passant de 3.000 euros net mensuels à 5.000 euros. Cette déclaration est en contradiction par rapport à sa déclaration de députée du Pas-de-Calais publiée jeudi par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). « Je n’ai pas de salaire, je ne touche pas de salaire comme présidente du FN, c’est un remboursement forfaitaire de frais », a dit en plateau Marine Le Pen. « J’ai des frais de représentation, comme ça existe à peu près partout », a continué la présidente du Front national. Dans ce document publié ce jeudi par la HATVP, Marine Le Pen déclare 36.000 euros de revenus nets annuels en 2015 et 2016 en tant que présidente du Front national, soit 3.000 euros mensuels. Pour 2017, elle déclare 23.000 euros de revenus net jusqu’au mois de juillet, et ajoute en commentaire : « La rémunération mensuelle passe de 3.000 euros à 5.000 euros à compter du mois de juillet 2017. »

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L’Euro

Interrogée sur la question de savoir si elle souhaitait toujours sortir de l’euro, l’une des propositions prioritaires du FN ces dernières années, Marine Le Pen a répondu : « Nous allons voir ». « J’ai une vision pragmatique, je n’ai pas une vision idéologique de la monnaie. Si l’euro était positif pour la France, après tout, je me contenterais de l’euro, mais je considère qu’il continue à être négatif », a-t-elle poursuivi. La présidente du FN a ajouté : « Plutôt qu’une sortie brutale, il faut retrouver nos souverainetés les unes après les autres » avec de manière « prioritaire » la « souveraineté territoriale ».

Les droits des femmes

Laurence Parisot, l’ancienne patronne du Medef, était « l’invitée surprise » du programme. Cette dernière a interrogé Marine Le Pen sur les droits des femmes dans une séquence où les piques ont fusé. Laurence Parisot a d’abord reproché à Marine Le Pen de n’avoir pas voté les lois en faveur des femmes au Parlement européen, du temps où l’élue était eurodéputée. Marine Le Pen a nié, avant d’estimer que l’ancienne présidente du Medef était « déconnectée » de la réalité. « J’ai envie de vous parler de femme à femme, Laurence Parisot : voyez-vous que certaines femmes ne prennent plus les transports car elles sont agressées ? Vous êtes en déconnexion totale avec la réalité » a dit Marine Le Pen à Laurence Parisot. « Vous ne voyez la misogynie qu’à travers le prisme de l’islamisme. Mais cela existe aussi dans mille autres milieux que vous ignorez complètement. Il ne faut pas se limiter à ça », a rétorqué Laurence Parisot.

Son opposition aux vaccins

Marine Le Pen est revenue sur son opposition à la nouvelle vaccination obligatoire avec Christophe Prudhomme, porte-parole de l'association des médecins urgentistes de France et membre de la CGT Santé. «Ce qui me choque, c'est la forme de l'annonce de cette nouvelle couverture vaccinale. En France, on impose cela, et ça crée des inquiétudes (...). D'abord parce qu'à chaque fois, on a des ministres de la Santé qui ont été payés dans le passé par des laboratoires», a-t-elle estimé.