Affaires des Mutuelles de Bretagne: «J'ai vécu une épreuve que je ne souhaite à personne» se confie Ferrand

VICTIME Richard Ferrand n'a pas lésiné sur les moyens pour se faire entendre après le classement sans suite de l'enquête le concernant...

20 Minutes avec AFP

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Richard Ferrand

Richard Ferrand — AFP

Il est innocent et il veut que tout le monde le sache ! Richard Ferrand, membre de La République en marche, s’est félicité vendredi d’avoir été « lavé de tout soupçon », après le classement sans suite de l’enquête le visant dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, estimant dans un entretien au Figaro être « désormais plus libre de parler à nouveau ».

L’élu du Finistère a dans la foulée envoyé un communiqué titré « Mon innocence confirmée », dans lequel il plaide pour que l’affaire « interroge tous les auteurs de jugements à l’emporte-pièce qui ne mesurent pas les dégâts humains qu’ils créent ».

« Je suis innocent de la moindre infraction »

« La justice a enquêté, la justice a tranché : je suis innocent de la moindre infraction, et lavé de tout soupçon », a affirmé le chef de file des députés du groupe de la majorité, se disant « désormais plus libre de parler à nouveau de l’avenir de notre pays ». « Avec les député (es) de La République en marche, nous allons désormais pouvoir nous consacrer exclusivement à l’avenir de notre pays », ajoute cet allié de la première heure d’Emmanuel Macron.

« J’ai vécu une épreuve que je ne souhaite à personne », glisse le député dans le Figaro, disant avoir « tout subi », notamment « les unes de certains journaux, les commentaires infamants et calomnieux (…) et la douleur intime d’être présenté comme un homme malhonnête et insincère ». Interrogé sur sa volonté de revenir au gouvernement, l’ex-ministre éphémère de la Cohésion des territoires répond qu’il ne « cour (ait) après rien », indiquant aussi ne pas être candidat à la présidence d’En Marche!.

Le procureur de Brest a abandonné les poursuites

Le procureur de Brest a annoncé vendredi le classement sans suite de l’enquête, déclenchée à la suite de révélations du Canard enchaîné en mai. Le magistrat a estimé que certaines infractions (abus de confiance et escroquerie) « ne sont pas constituées, faute de préjudice avéré », et qu’un éventuel délit de prise illégal d’intérêt était prescrit.

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Richard Ferrand, 55 ans, était soupçonné d’avoir favorisé sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS.