Pas de solidarité qui vaille. Le groupe des députés La République en marche ne soutiendra pas la fin de l’universalité des allocations familiales que propose une de ses membres à l’occasion de l’examen du projet de budget de la Sécu, a-t-on appris de sources parlementaires.

>> A lire aussi : Le gouvernement osera-t-il supprimer les allocations familiales pour les plus riches?

Jeudi soir, les députés LREM se sont réunis durant trois heures pour statuer sur les amendements que doit soutenir le groupe majoritaire, en présence de Thomas Mesnier, chef de file LREM sur ce texte budgétaire examiné à partir de mardi en commission à l’Assemblée, et du rapporteur Olivier Véran. Caroline Janvier, députée du Loiret, s’est retrouvée seule pour défendre sa proposition d’attribuer les allocations familiales seulement en dessous d’un certain plafond de ressources.
« Le groupe ne déposera pas d’amendement sur le sujet », a déclaré Thomas Mesnier, sans s'étendre d'avantage. Le sujet est en effet très sensible et l’idée avait peu de chances de prospérer, alors qu’une mission parlementaire sur la politique familiale va être lancée et que le Premier ministre Edouard Philippe souhaite un « vrai bon débat » avant toute prise de décision. La députée pourrait cependant déposer un amendement en son nom, avec les signatures de quelques collègues.

Concernant l’extension de l’obligation vaccinale prévue par le projet de budget, Blandine Brocard (Rhône) a une nouvelle fois prôné de reporter la mesure, sans être suivie par le groupe. Parmi les amendements acceptés, figurent des propositions sur le régime social des indépendants, la télémédecine, et encore la plus grande prise en compte du handicap. Les demandes de rapports de Thomas Mesnier sur une intégration de l’aide médicale d’Etat (pour les sans-papiers) au régime universel de protection sociale ainsi que sur les critères d’attribution des places en crèche ont été validées également.