Nom, alliances, relations avec la presse... A Toulouse, Marine Le Pen promet une «refondation historique» de l'organisation du FN

CHANGEMENT La cheffe du FN a profité du lancement de sa tournée de rencontre avec des militants et des cadres à Toulouse pour annoncer que tout devait être «réinventer»...

20 Minutes avec AFP

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French presidential election candidate for the far-right Front National (FN) party Marine Le Pen delivers a speech  after the second round of the French presidential election. Marine Le Pen suffered a crushing defeat in France's presidential election. Paris, FRANCE - 07/05/2017.//CHAMUSSY_lcham009/Credit:CHAMUSSY/SIPA/1705072107

French presidential election candidate for the far-right Front National (FN) party Marine Le Pen delivers a speech after the second round of the French presidential election. Marine Le Pen suffered a crushing defeat in France's presidential election. Paris, FRANCE - 07/05/2017.//CHAMUSSY_lcham009/Credit:CHAMUSSY/SIPA/1705072107 — SIPA

« La refondation est tout à fait historique puisque l’organisation du FN n’a jamais véritablement changé depuis quarante-cinq ans et que nous avons par conséquent tout à réinventer. » C’est par ces mots que Marine Le Pen a affirmé lors d’une conférence de presse ce samedi à Toulouse que l’organisation du Front national allait être totalement bouleversée.

« Le FN doit acquérir une culture de gouvernement »

« Nous avions dit que nous allions tout changer du sol au plafond, en tout cas nous allons lancer le débat sur l’intégralité des aspects qui font le fonctionnement de notre mouvement, avec un certain nombre de lignes », a affirmé la patronne du FN, vivement secoué par le départ jeudi de l’ex-numéro deux Florian Philippot et de ses troupes.

Arrivé au second tour de la présidentielle, « le FN n’est définitivement plus un mouvement d’opposition : il doit acquérir une culture de gouvernement » à tous les échelons où il comporte des élus, a-t-elle demandé.

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« Sortir un peu du "c’était mieux avant" »

Promettant de lancer « le plus rapidement possible » la campagne des municipales, prévues en 2020, Marine Le Pen a rappelé le caractère « fondamental » à ses yeux de « l’implantation locale ». Dans un parti à la culture protestataire, Marine Le Pen a aussi souligné que « définir un projet, c’est sortir un peu du "c’était mieux avant" », plaidant pour « inventer de nouveaux concepts », une « nouvelle stratégie », un « projet global et cohérent », « alternatif » du niveau municipal au niveau européen.

Marine Le Pen a également fait savoir qu’elle souhaitait « discuter d’alliances éventuelles, qui ne doivent pas avoir pour conséquence des compromissions de quelque sorte que ce soit, mais cette culture-là, nous devons l’intégrer ».

Un « espoir d’acquérir de nouvelles relations avec la presse »

La patronne du FN a dit son « espoir d’acquérir de nouvelles relations avec la presse » tout en indiquant qu’elle continuerait de refuser la présence de journalistes de Médiapart et de l’émission Quotidien (TMC) aux événements FN, ces derniers étant restés à l’extérieur de la conférence de presse toulousaine.

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Outre le nom du FN qu’elle souhaite changer, Marine Le Pen entend proposer « un journal des élus », « un quotidien participatif en ligne », « une revue intellectuelle --ça a manqué ces dernières années » ainsi qu’une « une revue de presse en ligne ». La cheffe de file du FN a fait cette annonce en lançant à Toulouse sa tournée à la rencontre des militants et cadres. Cette tournée comportera douze étapes, environ deux par mois et aura pour point de mire le congrès, le 11 mars à Lille